Le silence pesait lourd, vendredi matin, dans une maison cossue de Mosman Park, banlieue de Perth. Une demeure familiale où les secours ont découvert quatre corps : Maïwenna Goasdoué, 49 ans, son mari Jarrod Clune, 50 ans, et leurs deux fils adolescents, Leon et Otis, âgés respectivement de 14 et 16 ans, selon Paris Match, relayé par Le Parisien le mardi 3 février 2026.
Une découverte glaçante à Mosman Park
Selon les mêmes médias, c’est la personne chargée d’accompagner les adolescents qui a donné l’alerte en arrivant vers 8 heures. Elle aurait trouvé, collé à l’entrée de la maison, un message manuscrit indiquant « Ne pas entrer : appelez la police ». Les forces de l’ordre, dépêchées sur place, ont alors constaté la présence des quatre corps et retrouvé également les trois animaux de compagnie, deux chiens et un chat, morts.
Face à la presse, l’inspectrice Jessica Securo a tenu à la prudence : « À ce stade, je ne suis pas en mesure de révéler les circonstances du décès de ces personnes. » Les premiers éléments rapportés indiquent qu’aucun signe évident de violence n’a été relevé et qu’aucune arme n’a été retrouvée sur les lieux. Les autorités évoquent désormais l’hypothèse d’un drame familial, possiblement un meurtre suivi d’un ou de deux suicides, mais sans confirmation officielle à ce stade.
Les enquêteurs ont par ailleurs mis la main sur un document laissé dans la maison. D’après les informations disponibles, ce papier ferait état d’une organisation précise, notamment financière, mais son contenu n’a pas été rendu public par les autorités. Les services de police poursuivent les investigations pour établir une chronologie et déterminer les circonstances exactes.
Une famille isolée et épuisée
Originaire de Morlaix, dans le Finistère, Maïwenna Goasdoué vivait en Australie depuis près de vingt ans. Ancienne élève du lycée Tristan-Corbière, elle avait fondé sa vie loin de la Bretagne, aux côtés de Jarrod Clune, professeur de surf. Le couple partageait la charge de deux garçons atteints de troubles autistiques sévères, un élément récurrent des récits des proches et des professionnels qui les connaissaient.
Maddie Page, assistante sociale ayant suivi les adolescents, a témoigné du quotidien difficile de la famille. Elle a assuré avoir constaté « l’immense amour qui règne au sein de leur famille, ainsi que le courage et la résilience dont ils ont fait preuve dans des moments de grande difficulté ». Ces propos traduisent une affection et un engagement forts, mais aussi l’épuisement perceptible chez les aidants.
Plusieurs proches ont déclaré à la chaîne locale 9News que l’aide fournie par le National Disability Insurance Scheme (NDIS) avait récemment diminué, rendant plus complexe l’accès aux services de santé et d’accompagnement dont les garçons avaient besoin. Selon ces témoignages, le couple était en proie à une fatigue extrême liée à la « lutte constante pour obtenir des services » et à des refus répétés. Le NDIS a présenté ses condoléances et indiqué qu’il coopérait avec les autorités en charge de l’enquête.
Le Premier ministre d’Australie-Occidentale, Roger Cook, a qualifié l’affaire de « tragédie inimaginable » et a invité, dans ses déclarations publiques, toute personne en détresse à chercher de l’aide. Ces propos relayent l’émotion politique et sociale suscitée par ce drame, ainsi que la volonté des autorités de rappeler les dispositifs de soutien existants.
Enquête en cours et incertitudes
Les investigations restent ouvertes et prudentes. Les éléments rendus publics par la police sont limités et les hypothèses avancées par les médias — meurtre, suicide(s), dimension organisationnelle du document retrouvé — n’ont pas encore été formellement corroborées par des conclusions d’autopsie ou des communiqués judiciaires détaillés.
Dans ce contexte, les autorités australiennes continuent d’examiner la scène et d’analyser les documents saisis. Les proches et les personnes qui suivaient la famille restent sous le choc, confrontés à une perte multiple et soudaine. La diffusion des informations obéit pour l’heure à la nécessité d’établir des faits vérifiables avant toute communication complète.
La communauté locale et les services de soutien sont mobilisés face à l’onde de choc provoquée par cette affaire, tandis que l’enquête cherche à lever les dernières zones d’ombre sur ce drame qui a frappé une famille franco-australienne.


