Selon Midi Libre et une confirmation relayée par l’Agence France-Presse (AFP), Dominique Pelicot, 73 ans, condamné à 20 ans de réclusion criminelle dans le cadre de l’affaire des viols de Mazan, a été transféré le mardi 24 mars 2026 à la maison centrale d’Ensisheim, dans le Haut-Rhin.
Un transfert confirmé par des sources syndicales
La nouvelle du déplacement de l’ancien mari de Gisèle Pelicot provient d’informations communiquées par Midi Libre et confirmées par des sources syndicales citées par l’AFP. Selon ces éléments, Dominique Pelicot purge désormais sa peine à la maison centrale d’Ensisheim, établissement réputé pour accueillir des personnes condamnées à de longues peines.
La maison centrale d’Ensisheim, située près de Mulhouse, est connue pour son régime de détention adapté aux peines longues, avec souvent des placements en cellule individuelle. Le choix de cette destination semble répondre aux critères d’hébergement habituels pour des détenus condamnés à des peines importantes.
Des détenus très médiatisés déjà incarcérés
Parmi les détenus mentionnés comme présents à Ensisheim figurent des condamnés ayant fait la Une des médias : Jonathann Daval, Nordahl Lelandais et Guy Georges. Leurs condamnations sont rappelées dans les mêmes sources : Jonathann Daval a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Haute-Saône pour le meurtre de sa femme Alexia; Nordahl Lelandais a reçu une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’enlèvement, la séquestration et le meurtre de Maëlys; Guy Georges a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité après avoir été reconnu coupable de sept assassinats précédés de viols commis entre 1991 et 1997.
La présence de ces profils, souvent placés en détention individuelle, illustre le type de population carcérale que la maison centrale d’Ensisheim accueille régulièrement. Les informations disponibles indiquent que l’établissement est structuré pour recevoir des condamnés purgeant de longues peines, sans toutefois détailler la situation précise de chaque détenu.
Retour sur l’affaire des viols de Mazan
L’affaire des viols de Mazan a profondément marqué l’opinion publique en France. Lors du procès qui s’est tenu à Avignon, les audiences ont exposé des faits d’une extrême gravité. Gisèle Pelicot, victime centrale de l’affaire, a été selon les éléments présentés lors des débats droguée par son mari puis remise à un réseau d’environ cinquante hommes. Inconsciente et vulnérable, elle a subi des violences collectives rapportées au cours des procédures.
Après des semaines d’audience éprouvantes, le verdict est tombé en décembre précédent. Tous les accusés ont été condamnés, avec des peines jugées proportionnées à leur implication. Dans ce cadre, Dominique Pelicot a été identifié comme l’instigateur principal et a écopé de la peine la plus lourde, à savoir 20 ans de réclusion criminelle.
Les décisions de justice et les éléments présentés au procès ont servi de base aux condamnations. Le dossier a suscité une couverture médiatique importante, en raison de la nature des faits et du nombre de personnes impliquées.
Ce que l’on sait et ce qui reste mesuré
Les informations disponibles proviennent de Midi Libre et de sources syndicales relayées par l’AFP, précise la dépêche. Les autorités pénitentiaires n’ont pas publié de communiqué détaillé sur les modalités précises du transfert, ni sur l’aménagement de peine ou le suivi médical et psychologique dont pourrait bénéficier Dominique Pelicot en détention.
Ce transfert à Ensisheim inscrit la condamnation dans la réalité de l’exécution de la peine: l’ancien prévenu condamné à 20 ans y effectuera désormais la durée prononcée par la cour, dans un établissement dédié aux longues peines.


