Ce vendredi, la Suisse observe une journée de deuil national en hommage aux 40 personnes décédées et aux 116 blessés lors de l’incendie du bar Le Constellation. Alors que le pays rend hommage aux victimes, une nouvelle étape judiciaire a marqué le dossier : le couple Moretti a été reçu par la procureure générale de Sion, responsable de l’enquête, et la situation a brusquement évolué pour Jacques Moretti.
Arrestation et incarcération préventive
Selon plusieurs sources suisses, confirmées par BFMTV, la procureure générale Catherine Seppey a décidé d’ordonner l’arrestation et l’incarcération préventive de Jacques Moretti. La magistrate, craignant un risque de fuite vers la Corse — plus précisément Ghisonaccia, lieu d’origine du tenancier —, a estimé nécessaire sa mise en détention.
Cette décision constitue un coup de théâtre après une première audition qui, quelques jours plus tôt, avait permis au couple de ressortir libre. Présumé innocent des faits qui lui sont reprochés, Jacques Moretti devra néanmoins passer la nuit en prison. La mesure est présentée comme une précaution liée au risque de fuite et à la gravité des faits allégués.
Trois négligences lui sont reprochées : homicide, lésions corporelles et incendie. La formulation et le choix des mots renvoient à la qualification des faits retenue par la procureure; ces éléments devront être précisés au fil de l’enquête et des actes judiciaires à venir.
Éléments diffusés et accusations publiques
Depuis le drame, de nombreux éléments ont été publiés par les médias et sur les réseaux, alimentant colère et interrogations. Sur Google Avis, des commentaires de clients présents lors du Nouvel An précédent sont remontés : plusieurs internautes évoquent la présence de personnes mineures lors de cette soirée. À un internaute mécontent, les tenanciers auraient répondu que leur établissement était « une discothèque ». Cette dénomination est ensuite contestée publiquement par les responsables, selon des sources locales.
Plusieurs vidéos et photographies, présentées comme des fuites, montrent des scènes accablantes : des issues matérialisées comme fermées ou verrouillées et, selon certains témoins, empêchant l’évacuation rapide. D’autres images circulant sur les réseaux montraient, toujours d’après des témoins et des enregistrements partagés, Jessica Moretti quittant l’établissement en emportant la caisse au moment où l’incendie se déclarait. Ces éléments, diffusés massivement, ont participé à modifier la perception publique du rôle des tenanciers dans la catastrophe.
Il convient de noter que, lorsqu’elles circulent en ligne, de telles images demandent une vérification rigoureuse pour en établir l’authenticité et les circonstances exactes. La procureure générale et les enquêteurs auront à confronter ces éléments au travail technique des services de police et des experts.
La position de Jessica Moretti et le contexte émotionnel
À l’heure actuelle, Jessica Moretti est libre. La procureure générale l’a relâchée « sans poursuites à date », selon les informations disponibles. Interrogée par des journalistes à la sortie de sa rencontre avec la magistrature, la jeune femme a présenté des excuses publiques aux victimes et à leurs familles, en déclarant simplement : « Je tiens à m’excuser. »
Sur les photographies diffusées par les médias internationaux, elle apparaît très éprouvée et psychologiquement affaiblie. Son état et ses réactions ont suscité de l’émotion dans l’opinion publique et chez les proches des victimes. Pour l’instant, aucune charge formelle n’a été retenue à son encontre, mais son rôle dans la gestion de l’établissement au moment des faits fait l’objet d’interrogations relayées par la presse et par des témoins.
Un dossier sensible et suivi nationalement
Le dossier reste qualifié de « sensible » par les autorités locales. La procureure générale de Sion, en charge de l’enquête, devra désormais consolider sa décision d’incarcération préventive par des éléments juridiques et factuels. Les investigations techniques, l’audition de témoins et l’examen des vidéos et des avis publiés en ligne joueront un rôle clé pour déterminer les responsabilités.
La journée de deuil national rappelle l’ampleur du drame : 40 morts et 116 blessés. La peine et la colère se mêlent au fur et à mesure que des éléments nouveaux sont rendus publics. Les prochaines étapes judiciaires devraient éclairer les circonstances exactes de l’incendie et la part de responsabilité éventuelle des gérants du Constellation.


