Bernard Henric, gynécologue d’Arras, visé par plus de 70 plaintes pour viols — témoignage choc sur une séance de rééducation, les victimes réclament un procès public

Table of Content

L’affaire autour du gynécologue d’Arras, Bernard Henric, continue de susciter l’émotion et l’attente judiciaire. Mis en examen en novembre 2015 pour viols et agressions sexuelles sur plusieurs patientes, le praticien, réputé dans la région, est aujourd’hui visé par plus de soixante-dix plaintes. Récemment, l’Ordre des médecins a prononcé sa radiation, une sanction disciplinaire forte qui ne remplace toutefois pas une décision pénale que réclament les plaignantes.

Un lien de confiance mis en cause

Le témoignage relayé par BFMTV par une ancienne patiente éclaire la mécanique relationnelle qui, selon elle, a permis les faits dénoncés. Pendant près de trente ans, elle affirme n’avoir eu « que lui » comme gynécologue : « Je n’ai connu que lui, je n’avais que lui comme repère en tant que gynécologue », confie-t-elle. Dans une spécialité où le suivi est souvent long et intime — grossesse, ménopause, suivi hormonal — le médecin peut devenir un interlocuteur régulier et de confiance. C’est précisément ce statut que la plaignante évoque lorsqu’elle décrit son rapport au praticien.

Au fil des consultations, certains propos et attitudes l’avaient déjà mise mal à l’aise. Elle rapporte qu’il lui demandait parfois de se déshabiller entièrement pour l’examiner et qu’il aurait tenu des remarques personnelles, comme : « Votre utérus est un vrai petit bijou ». Ces paroles l’avaient « alarmée », dit-elle, sans toutefois la pousser à rompre immédiatement la relation médicale.

Le récit d’une séance qui bascule

Selon la plaignante, la bascule intervient lors d’une proposition de rééducation du périnée, prise en charge qui, a-t-elle rappelé, peut être prescrite dans certains contextes médicaux. Ce qui s’est déroulé lors de la séance dépasse, selon elle, le cadre strictement thérapeutique. « C’était des mouvements de pénétration digitale, des mouvements de va-et-vient, une séance qui durait trois quarts d’heure », explique-t-elle.

Elle affirme par ailleurs que le médecin se trouvait alors « dans un état d’excitation » et évoque des propos explicites prononcés à ce moment-là : « Il m’a dit : vous êtes bonne ». Face à ce qu’elle décrit comme une sidération — cet état de choc psychique qui empêche toute réaction immédiate — elle dit n’avoir ni fui ni crié ni résisté sur le moment. Elle a pourtant fini par porter plainte en août 2015.

La plainte de cette femme a été suivie d’une mise en examen du praticien en novembre 2015. Depuis, le nombre de plaignantes n’a cessé d’augmenter. Les faits dénoncés relèvent de qualifications criminelles et délictuelles : viols et agressions sexuelles, selon les éléments de procédure.

Au-delà du récit individuel, c’est l’attente d’un procès qui est au cœur de l’exigence des femmes. Pour les plaignantes, seule une audience publique permettra de confronter les éléments et d’obtenir une reconnaissance pénale. La radiation décidée par l’Ordre des médecins répond à des considérations disciplinaires, mais ne se substitue pas à un jugement pénal.

Le témoignage en question a été diffusé au micro de BFMTV et a été relayé sur les réseaux : « Il était dans un état d’excitation »: Une ancienne patiente d’un gynécologue du Pas-de-Calais mis en examen pour viols témoigne auprès de BFMTV pic.twitter.com/9rZcNWsJEE

Cette affaire, qui dure depuis plus d’une décennie, soulève des questions sur la durée des procédures, la prise en charge des victimes et la place de la parole des patientes dans le milieu médical. Les éléments de procédure connus à ce jour — mise en examen en novembre 2015, dépôt de plainte en août 2015, plus de soixante-dix plaignantes et radiation par l’Ordre des médecins — constituent le cadre factuel de l’affaire telles qu’elles ont été rendues publiques.

Les plaignantes et leurs avocates continuent d’attendre que la justice fixe une date de procès. En l’absence d’une décision pénale, beaucoup réclament la possibilité d’une confrontation publique des témoignages pour obtenir une reconnaissance judiciaire des faits.

Society News

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Featured Posts

Featured Posts

Chaque jour l’actualité des célébrités, les buzz du moment et les tendances qui font parler. Mode, vie privée, événements et révélations : retrouvez en un clic l’essentiel du monde people et lifestyle.

Featured Posts