Nouveau développement dans la discorde qui entoure la succession d’Alain Delon : Anthony Delon a annoncé, dans une lettre rendue publique le 26 mars, avoir retiré la plainte qu’il avait déposée contre sa sœur Anouchka. Ce geste met fin, du moins formellement, à une des actions judiciaires nées des tensions familiales après la disparition de l’icône du cinéma français.
Le retrait de la plainte et les mots d’Anthony
La décision d’Anthony Delon est exprimée dans une lettre adressée à la présidente du tribunal judiciaire de Paris. Il y explique avoir choisi de ne plus alimenter le conflit. « Mon combat est terminé », écrit-il, selon le texte rendu public, avant d’ajouter une phrase lourde de sens : « J’ai cessé d’être à la mort de mon père ».
Dans la même missive, Anthony indique qu’il retire également la plainte qu’il avait déposée contre Anouchka, plainte visant des propos qu’il considérait diffamatoires. Il précise par ailleurs ne pas vouloir être représenté par un avocat pour cette affaire : « Je ne désire pas qu’un avocat tienne des propos incendiaires et dégradants à l’égard d’Anouchka ». Ce refus de recours à un conseil marque sa volonté d’éviter une escalade verbale au sein de la fratrie.
Le contexte judiciaire : une affaire née d’un enregistrement
Cette procédure s’inscrit dans une controverse plus large autour d’un enregistrement. Anouchka Delon avait, quelques mois plus tôt, déposé une plainte contre ses frères Anthony et Alain‑Fabien pour atteinte à la vie privée. Elle leur reprochait d’avoir enregistré, à son insu, une conversation privée entre elle et leur père huit mois avant le décès d’Alain Delon, survenu le 18 août 2024 dans sa propriété de Douchy.
L’enregistrement avait ensuite été diffusé sur les réseaux sociaux par Alain‑Fabien, puis relayé par Anthony, qui avait accompagné la diffusion d’un commentaire net : « Les masques tombent ». Ce partage avait été au cœur des accusations d’Anouchka et avait conduit les trois enfants à être convoqués devant le tribunal judiciaire de Paris le 17 mars.
Le jour de l’audience, Anthony était absent. Il a justifié cette absence par des obligations professionnelles liées à un tournage, selon sa lettre. Mais c’est surtout le ton et le contenu de son message qui ont focalisé l’attention, marquant une inflexion dans la posture qu’il adoptait jusque‑là face à sa sœur.
Un geste symbolique mais aux limites juridiques
Le retrait d’une plainte est un acte juridique qui peut désamorcer un affrontement procédural. Ici, il a aussi une portée symbolique : il traduit la volonté d’Anthony de mettre un terme à une confrontation publique. Reste à savoir si ce geste suffira à apaiser durablement les tensions au sein de la fratrie.
Il convient de noter que le retrait de la plainte d’Anthony n’efface pas automatiquement la plainte d’Anouchka contre ses frères pour atteinte à la vie privée. Cette dernière procédure relève d’une action initiée par Anouchka et peut se poursuivre indépendamment du choix d’Anthony, selon le déroulé des instances et des décisions du parquet ou du juge chargé du dossier.
Conséquences familiales et médiatiques
Au‑delà des aspects strictement juridiques, l’affaire a une dimension médiatique importante. La diffusion d’enregistrements privés sur les réseaux sociaux a intensifié l’exposition du conflit. Les échanges publics et les commentaires relayés par certains membres de la fratrie ont contribué à polariser l’opinion et à prolonger la couverture médiatique.
Avec ce retrait, Anthony Delon semble avoir voulu casser cette dynamique. Son refus d’être défendu par un avocat et son appel à stopper les propos blessants témoignent d’une volonté affichée de ne pas laisser la situation dégénérer davantage en paroles publiques. Il reste toutefois difficile d’évaluer immédiatement l’impact réel de ce choix sur les relations personnelles entre les frères et sœurs.
La suite dépendra en grande partie des démarches qu’entreprendront les autres protagonistes et des décisions éventuelles rendues par la justice concernant la plainte d’Anouchka. Pour l’heure, le geste d’Anthony marque une étape dans un dossier familial suivi de près par les médias et le public.


