Le scandale Epstein continue de rebondir et touche désormais le football français. Des millions de pages du dossier Jeffrey Epstein, rendu public récemment par la justice américaine, contiennent des références à plusieurs personnalités. Parmi elles, le nom de Franck Ribéry apparaît à plusieurs reprises, selon des informations relayées par BFM TV.
Ce que disent les documents
Selon les éléments cités par la chaîne, l’ancien international français figure « dans une déclaration attribuée à un tiers » évoquant « des incidents violents et un réseau de prostitution ». On y trouve notamment cette phrase rapportée dans les fichiers : « Franck Ribéry a tenté de me frapper alors que j’étais dans mon jardin et qu’il avait obtenu mon numéro et mon adresse, des policiers l’ont encerclé et ramené à sa voiture ». Ces propos, contenus dans les dossiers déclassifiés, ont été mis en lumière ces derniers jours à la faveur de la publication massive de pièces liées à Jeffrey Epstein.
Les documents publics représentent une source volumineuse et hétérogène. Ils rassemblent des déclarations, des courriers et des notes dont la nature et le degré de vérification varient. Le simple fait qu’un nom apparaisse dans ces archives ne constitue pas, en l’état, une preuve judiciaire d’un comportement illicit ou répréhensible. C’est un point central rappelé par plusieurs personnes interrogées dans cette affaire.
La réponse immédiate de l’entourage
Franck Ribéry n’est à ce jour visé par aucune enquête ou procédure liée aux déclarations contenues dans les fichiers Epstein, souligne BFM TV. Son avocat, Me Carlo Alberto Brusa, a vigoureusement contesté les allégations sur le réseau social X, déclarant : « C’est une fake news ! ».
Invité sur BFM TV le mardi 10 février 2026, Me Brusa a décrit la diffusion de ces éléments comme « une opération montée préalablement ». Il a précisé que « il y a un contentieux qui oppose la personne qui a rédigé le courrier daté du 12 novembre 2019 à Morlaix – une femme – avec une personne dont je vais taire le nom ». L’avocat a également évoqué, à propos de l’auteure de la lettre, « un état de mythomanie absolue » et a listé des noms cités dans le courrier : « M. Ribéry est cité, vous avez un avocat, M. Cormier (qui n’a jamais été son avocat et ne le connaît même pas personnellement puisqu’il est l’avocat de Benzema), vous avez des personnages comme Balkany, des chanteurs, etc. ».
Me Brusa a qualifié l’ensemble de ces allégations de « salissure » visant plusieurs personnes et assuré : « Je vais intervenir dès demain en ma qualité d’avocat de Monsieur Ribéry et mettre en œuvre toutes les actions pénales nécessaires pour sanctionner les responsables des fake news, qui portent atteinte à la dignité de mon client et de sa famille ». Il a aussi estimé que « si la police avait pris en flagrant délit Cormier et Ribéry, la presse le saurait depuis longtemps ».
Précautions et contexte
Les fichiers Epstein, publiés aux États-Unis, contiennent des millions de documents issus d’enquêtes, de procédures civiles et de dossiers annexes. Depuis la mort de Jeffrey Epstein en août 2019 au Metropolitan Correctional Center (MCC) de New York, chaque diffusion de pièces nouvelles relance des vagues de publications et de réactions médiatiques.
Dans ce contexte, les mentions individuelles doivent être lues avec prudence. Un nom cité dans une déclaration attribuée à un tiers nécessite une vérification indépendante avant d’être considérée comme un fait avéré. Les avocats et les proches concernés peuvent contester la véracité des éléments et engager des actions judiciaires lorsque la diffusion porte atteinte à la réputation.
À l’heure où ces lignes sont rédigées, aucune procédure engagée contre Franck Ribéry n’a été rendue publique en lien direct avec les documents Epstein. Les déclarations de son conseil annoncent des poursuites contre les diffuseurs d’« infox », mais la suite judiciaire reste à suivre.
La diffusion des archives Epstein continue donc d’alimenter débats et enquêtes. Elle rappelle aussi la nécessité de distinguer, dans l’analyse médiatique, les déclarations figurant dans des dossiers et les conclusions établies par des juges ou des autorités de police. Les prochains jours et les suites légales que promet Me Brusa seront déterminants pour la suite de ce dossier en France.


