Valéry Giscard d’Estaing : Jacinte, sa fille vétérinaire et organisatrice du Paris Horse Show, morte en 2018, repose aujourd’hui à ses côtés à Authon (Loir‑et‑Cher)

Table of Content

Ce 2 février 2026, Valéry Giscard d’Estaing aurait eu 100 ans. L’ancien président de la République, décédé le 2 décembre 2020, demeure associé à une image de modernité politique. Mais, derrière la figure publique, se dessine un chapitre intime : la disparition de sa fille Jacinte, avec qui il repose aujourd’hui à Authon, dans le Loir-et-Cher.

La fille devenue visage de campagne

Jacinte Giscard d’Estaing est née le 3 mai 1960 à Paris. Dès l’adolescence, elle apparaît aux yeux du grand public : en 1974, à 14 ans, elle figure sur l’affiche de campagne présidentielle de son père. L’image — un candidat entouré de sa fille — vise à symboliser jeunesse et proximité. Inspirée des codes de la communication américaine, cette mise en scène familiale participe à forger le portrait d’un homme qui veut incarner le renouveau.

Pourtant, Jacinte n’a jamais été réduite à ce rôle d’emblème. Loin des ors et des tribunes, elle a construit une trajectoire professionnelle autonome, centrée sur les animaux et l’équitation.

Une carrière tournée vers les chevaux et la protection animale

Après des études, notamment à l’École nationale vétérinaire d’Alfort, Jacinte devient vétérinaire, spécialisée dans le comportement des animaux domestiques. Sa passion pour les chevaux, présente depuis l’enfance, structure sa vie professionnelle.

À 27 ans, elle crée le Paris Horse Show, puis prend l’initiative d’organiser pendant près de vingt ans le Jumping international de Paris-Bercy. En 1990, elle lance Poneyland, une structure dédiée aux poney-clubs. Plus tard, elle occupe la fonction de commissaire générale du Generali Open de France, le grand rendez-vous estival de Lamotte-Beuvron qui rassemble des milliers de cavaliers.

Dans le monde équestre, Jacinte est reconnue comme une organisatrice déterminée. Son action contribue à démocratiser la pratique et à structurer les grandes manifestations nationales autour du cheval.

Une vie privée discrète et une disparition douloureuse

Sur le plan privé, Jacinte épouse en 1979 Philippe Guibout. Le couple se sépare par la suite. Elle est mère d’un fils, Martin, né en 1991. Malgré la notoriété de son nom, elle mène une existence relativement discrète, centrée sur ses projets et ses engagements professionnels.

Le 16 janvier 2018, Jacinte meurt à Paris à l’âge de 57 ans, des suites d’une longue maladie. La nouvelle bouleverse sa famille. Ses obsèques se déroulent dans la plus stricte intimité. Elle est inhumée à Authon, à proximité de la propriété familiale, dans le Loir-et-Cher.

Deux ans plus tard, lorsque Valéry Giscard d’Estaing s’éteint le 2 décembre 2020, ses dernières volontés sont respectées : pas d’hommage national et des funérailles familiales. Le 5 décembre 2020, une cérémonie sobre a lieu à Authon. L’ancien chef de l’État est inhumé aux côtés de sa fille, sur une parcelle privée jouxtant la mairie du village.

Le cercueil de l’ancien président est recouvert des drapeaux français et européen, rappel de son engagement en faveur de la construction européenne. La tombe porte une épitaphe latine, tirée des psaumes : « In te Domine speravi non confundar in aeternum » — « En vous, Seigneur, j’ai mis mon espérance : que jamais je ne sois confondu ». Une statue représentant son labrador, Samba, orne également le lieu.

Une relation familiale qui marque l’histoire

La proximité des sépultures dit beaucoup du rapport intime entre le père et la fille. Valéry Giscard d’Estaing, souvent perçu comme le président moderne — posant au football ou au ski — n’a jamais manqué de mettre en scène sa famille comme un pilier de son récit public. La présence de Jacinte sur les affiches de 1974 reste l’un des symboles les plus saillants de cette stratégie.

Des décennies plus tard, c’est encore avec elle que son histoire terrestre se referme. Dans le village discret du Loir-et-Cher, loin des palais de la République, père et fille reposent côte à côte. Cette sépulture simple, proche de la terre familiale et partagée, offre une image finale et intime, à rebours des fastes politiques.

En célébrant, en 2026, le centenaire hypothétique de Valéry Giscard d’Estaing, l’évocation de Jacinte rappelle que les destins publics se tissent de liens privés. Leur histoire commune, visible sur une affiche de campagne puis scellée par la proximité de leurs tombes, illustre la permanence de ces attaches humaines au cœur des vies publiques.

Society News

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Featured Posts

Featured Posts

Chaque jour l’actualité des célébrités, les buzz du moment et les tendances qui font parler. Mode, vie privée, événements et révélations : retrouvez en un clic l’essentiel du monde people et lifestyle.

Featured Posts