À 25 ans, Théo Curin continue de s’imposer comme une figure médiatique et sportive en France. Quadri‑amputé, multi‑médaillé en natation et connu du grand public pour ses participations à plusieurs émissions télévisées, il multiplie les projets : présentateur de Slam sur France 3 en 2024 après le départ de Cyril Féraud, chroniqueur, ancien candidat de Pékin Express et désormais animateur d’un programme diffusé sur la chaîne YouTube de Slash baptisé « Théo le taxi ».
De Slam aux trajets intimistes de « Théo le taxi »
Sur la plateforme de Slash, l’ex‑nageur prend la roue pour des courses un peu particulières. Comme le précise France Télévisions, « à bord de son taxi, Théo Curin embarque des personnalités qui, le temps d’une course, se confient à lui en toute liberté ». Le format le sort des studios et lui permet d’explorer un autre registre d’animation, plus proche et spontané.
Invité de l’émission Buzz TV pour TV Magazine — entretien disponible sur TF1+ — Théo Curin est revenu sur ces trajets hors des plateaux et a profité de l’échange pour évoquer un sujet plus sensible : le coût matériel et financier lié à la mobilité pour les personnes en situation de handicap.
« Un gouffre » : le témoignage sur le coût des aménagements
Interrogé par Damien Canivez sur la manière dont s’organise l’accès à un véhicule adapté, Théo Curin n’a pas mâché ses mots. « Franchement, c’est hyper cher. C’est un gouffre », a‑t‑il déclaré, avant d’expliquer les étapes et les contraintes : « On doit acheter une voiture, souvent neuve parce que les équipementiers ne sont pas très chauds pour équiper et adapter une voiture qui n’est pas neuve. Ensuite, on doit payer l’équipement qui va nous permettre de conduire le véhicule. »
Pour lui, certaines adaptations sont relativement simples compte tenu de son handicap, mais il a souligné que d’autres solutions techniques, parfois très avancées, restent hors de portée financièrement pour beaucoup. « Il y a des techniques aujourd’hui absolument hallucinantes qui permettent de faire conduire des gens lourdement handicapés mais ces gens‑là ils ne peuvent pas se le permettre parce que c’est 100 000, 200 000 euros d’adaptation », a‑t‑il poursuivi.
Ce message, relayé sur les réseaux, a donné une résonance publique à un constat malheureusement fréquent : l’accès à la mobilité adaptée nécessite souvent des ressources importantes, lors de l’achat du véhicule et pour ses transformations.
Aides existantes et limites pratiques
En France, des dispositifs peuvent aider à financer tout ou partie de ces adaptations. La Prestation de Compensation du Handicap (PCH), versée par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), peut couvrir une partie des frais liés au handicap, y compris l’aménagement d’un véhicule. Selon les éléments cités lors de l’entretien, la prise en charge peut aller jusqu’à 75 % du coût des adaptations, avec un plafond précisé de 5 000 € sur 5 ans ou 10 000 € sur 10 ans.
Théo Curin a rappelé que l’accès à ces aides implique de remplir de nombreuses conditions administratives. Au‑delà des critères d’éligibilité, c’est souvent la complexité des démarches et les plafonds d’aide qui limitent la possibilité de faire financer des dispositifs onéreux, même lorsque ceux‑ci existent techniquement.
Le témoignage met également en lumière un autre point pratique : le marché lui‑même. Les équipementiers semblent préférer adapter des véhicules neufs, ce qui augmente encore la facture pour les usagers qui auraient souhaité réutiliser un véhicule d’occasion.
Pour ceux qui suivent l’actualité des Jeux Paralympiques — dont le coup d’envoi est évoqué dans le reportage pour le vendredi 6 mars — la parole d’athlètes comme Théo Curin rappelle que la reconnaissance publique et la réussite sportive ne gomment pas les difficultés quotidiennes liées au handicap.
Sur le plan médiatique, Théo Curin continue d’attirer l’attention, à la fois pour son parcours sportif et pour sa capacité à aborder des sujets de société concrets. Son témoignage sur le coût de l’aménagement des véhicules alimente le débat sur l’accessibilité financière et l’accompagnement des personnes en situation de handicap en France.
Pour retrouver l’extrait de l’interview, le post original partagé en ligne se trouve ici : https://t.co/Td0mm0tQ2w (retweet inclus).


