Ce 18 mars 2026, Secrets d’histoire revient sur France 3 avec un nouvel épisode de sa saison 20, intitulé Anne Boleyn : la reine décapitée, animé par Stéphane Bern. L’émission revient sur l’un des procès les plus retentissants de l’histoire d’Angleterre : le 19 mai 1536, à 9h15, à la Tour de Londres, Anne Boleyn est condamnée à mort. Stéphane Bern explore les circonstances de cette exécution unique, interrogeant la responsabilité du roi Henri VIII et la possible innocence de la souveraine.
Un refuge méditerranéen loin des projecteurs
En dehors des plateaux, l’animateur et défenseur du patrimoine menait pendant des années une vie plus discrète entre la France et la Grèce. Il possédait autrefois une maison sur l’île de Paros, dans le village pittoresque de Náoussa, offrant une vue sur la mer Égée.
Achetée au milieu des années 2000, la demeure, qu’il avait baptisée Ataraxia — terme grec évoquant la sérénité — ne ressemblait pas à la carte postale attendue. « Il y avait sur l’île une maison à vendre. Elle appartenait à un Suisse et ressemblait d’ailleurs à un chalet suisse. Je l’ai transformée peu à peu en une vraie maison cycladique traditionnelle, blanche aux volets bleus », racontait-il au Figaro.
À l’intérieur, le décor se voulait simple et volontairement modeste. L’animateur explique avoir choisi une grande partie du mobilier avec l’aide d’un ami décorateur : « C’est confortable et simple. Il n’y a rien de valeur. » Chaque été, il passait plusieurs semaines dans cette maison, profitant d’un rythme de vie détendu : réveils à l’aube, baignades, longues soirées entre amis et repas légers — « une vie calme et tranquille où l’on se retrouve entre amis autour d’une salade grecque, un plat de pâtes, du melon, un verre de rosé ou de blanc », confiait-il encore.
Pour Stéphane Bern, ce refuge offrait un luxe rare : l’anonymat. « En Grèce, je suis l’inconnu du village, j’ai une paix royale », affirmait-il, soulignant l’isolement choisi loin du tumulte médiatique.
Vendre pour sauver un monument
Pourtant, cette maison idyllique n’a pas été conservée. Fidèle à son engagement en faveur du patrimoine, Stéphane Bern a décidé de se séparer de sa propriété grecque afin de financer un projet français ambitieux.
En 2012, il acquiert le Collège royal et militaire de Thiron-Gardais, situé dans l’Eure-et-Loir. Fondé en 1630 par Henri de Bourbon-Verneuil, fils naturel d’Henri IV, le site avait évolué au fil des siècles et été transformé en école royale militaire en 1776 sous Louis XVI. Lors de son achat, le monument était en mauvais état et réclamait d’importants travaux.
Selon ses déclarations, il a racheté le site pour environ 300 000 euros — « le prix d’un petit appartement parisien », a-t-il souligné —, mais les rénovations ont été estimées à près de quatre millions d’euros. Pour financer ce chantier, il a multiplié les sacrifices : vente de la maison de Paros, de son appartement parisien et organisation d’une vente aux enchères d’une partie de son mobilier. « Je me suis résolu à vendre ma maison de Paros pour poursuivre les coûteux travaux », confiait-il à Ici Paris.
Installé désormais dans le Perche, Stéphane Bern consacre une grande partie de son énergie à redonner vie à ce monument historique. « Avec Thiron-Gardais, j’ai trouvé ce pour quoi j’étais fait dans la vie : redonner vie à un monument historique », déclarait-il au Parisien.
Le collège restauré accueille aujourd’hui un musée dédié à son histoire et un jardin historique aménagé pour les visiteurs, résultats concrets d’un engagement personnel et financier important. Ce chantier illustre la poursuite, hors écran, d’une mission similaire à celle qu’il mène à la télévision : rendre l’Histoire accessible et susciter l’intérêt du public pour le patrimoine.
Si la revente de sa maison grecque peut paraître dramatique pour un amateur de vieilles pierres, elle s’inscrit dans une logique cohérente avec l’image publique de Stéphane Bern : celle d’un animateur prêt à investir sa vie privée pour préserver des témoins du passé.


