Sophie Marceau fait son retour à l’écran dans LOL 2.0, dix-sept ans après le succès du premier opus. L’actrice, qui fêtera ses soixante ans en fin d’année, reprend le rôle d’Anne dans la comédie romantique signée Lisa Azuelos, mais le casting connaît des changements notables pour cette suite.
Un come-back attendu, une héroïne renouvelée
Dans cette suite annoncée, Sophie Marceau retrouve l’univers de LOL, qui avait relancé sa carrière auprès du grand public. Christa Théret, qui incarnait Lola dans le film original, ne reprend pas son rôle. A sa place, c’est Thaïs Alessandrin — la fille de la réalisatrice Lisa Azuelos — qui campe la nouvelle héroïne, présentée comme la seconde fille d’Anne.
Ce choix marque une volonté de donner un nouveau souffle à la franchise en conservant la figure d’Anne tout en renouvelant la jeunesse du récit. Le terme « LOL 2.0 » souligne ce parti pris : il s’agit d’une continuation réactualisée plutôt que d’une simple copie de l’original.
Un parcours qui commence très jeune : de La Boum au César
Avant LOL, Sophie Marceau s’était imposée dès l’adolescence grâce à La Boum, sorti en 1980. Elle n’avait que 13 ans lorsqu’elle fut repérée après s’être inscrite dans une agence de publicité pour enfants et adolescents. Claude Pinoteau, le réalisateur, lui confia le rôle de Vic, une adolescente rebelle, qui restera l’un des visages les plus attachants du cinéma français.
Trois ans plus tard, Sophie Marceau enchaînait avec La Boum 2, performance qui lui valut le César du meilleur espoir féminin. Ces succès précoces ont forgé une célébrité massive qui a accompagné toute sa carrière, de L’Étudiante à Anna Karénine, et désormais à cette nouvelle étape avec LOL 2.0.
La célébrité, une expérience douloureuse
Malgré la reconnaissance publique, Sophie Marceau a souvent exprimé un rapport difficile à la notoriété. Dans une interview accordée à Marie‑Claire, elle a confié des mots forts sur cette période : « Ça aurait pu me tuer. Ça a failli. Je venais de la lointaine banlieue. Je ne connaissais pas le monde. » Ces propos illustrent un sentiment d’exposition et de désarroi face à une célébrité arrivée trop tôt.
L’actrice décrit une jeunesse précipitée, forcée de mûrir plus vite que ses pairs : « Tomber dans le cinéma si jeune m’a fait mûrir vite. Il fallait se débrouiller. » Elle revient aussi sur les contraintes imposées par la notoriété : « C’était horrible. Je n’avais plus de vie. Je ne pouvais plus aller à l’école, me déplacer seule… Vous imaginez ? La célébrité, c’est dangereux. » Ces phrases révèlent la détresse d’une toute jeune femme confrontée aux pressions du monde adulte.
Aujourd’hui encore, Sophie Marceau garde une certaine distance avec l’exposition médiatique. Elle affirme ne pas apprécier cette part de sa vie : « Ce n’est pas facile. Je ne vais pas me plaindre… Mais c’est chiant d’être connue. » Cette volonté de préserver sa tranquillité guide ses choix et son rapport aux projets publics.
Une carrière plurielle malgré la défiance envers la lumière
En quarante‑cinq ans de carrière, Sophie Marceau a traversé des succès marquants et des époques cinématographiques distinctes. Si La Boum reste l’image d’enfance la plus ancrée dans la mémoire collective, la comédienne a su diversifier ses rôles et travailler avec des réalisateurs variés, tout en maintenant une forme d’ascèse médiatique.
Sa trajectoire comprend autant de moments de gloire que de tentatives pour préserver une vie privée. Les relations passées mentionnées dans le dossier public, parmi lesquelles figurent des liens avec Cyril Lignac et Christophe Lambert, s’inscrivent dans un parcours personnel et médiatique qui a souvent été scruté.
Avec LOL 2.0, Sophie Marceau choisit de renouer avec une comédie populaire, tout en donnant sa place à une nouvelle génération d’actrices. Le film promet d’être à la fois un clin d’œil aux fans de la première heure et une tentative de réinventer l’univers pour un public contemporain.


