Depuis son départ de CNews et d’Europe 1, Sonia Mabrouk se retrouve au cœur de rumeurs et d’hypothèses sur son avenir professionnel. Selon des informations relayées par le journaliste Clément Garin, des discussions auraient été engagées avec France Télévisions pour lui confier un nouveau rendez‑vous politique, potentiellement L’Heure de Vérité. À ce stade, ni France Télévisions ni Sonia Mabrouk n’ont confirmé officiellement l’existence d’un accord.
Le départ de CNews et d’Europe 1 : motif et calendrier
Le 6 février 2026, Sonia Mabrouk a annoncé sa démission de CNews et d’Europe 1, mettant fin à neuf ans de collaboration pour la télévision et treize ans pour la radio. Sur CNews, elle présentait notamment Midi News et La Grande Interview. Sa décision intervient après des divergences avec la direction, en particulier sur le maintien à l’antenne de Jean‑Marc Morandini, animateur récemment condamné pour corruption de mineurs.
Dans la presse, Sonia Mabrouk a évoqué une « altération certaine » de sa relation avec la direction de CNews après avoir pris ses distances sur ce sujet. Son absence soudaine de l’antenne début février, restée sans explication formelle, avait déjà alimenté les interrogations avant qu’elle ne rende publique sa démission.
Le 13 février 2026, elle a annoncé son départ d’Europe 1, précisant dans un communiqué : « Dans un souci de cohérence, après ma démission de CNews, et ce malgré un fort attachement à Europe 1, j’ai pris la décision de quitter mon poste d’intervieweuse politique qui m’a vu faire mes premiers pas dans cette radio. Mes remerciements vont particulièrement aux auditeurs fidèles ainsi qu’aux équipes qui m’ont vu évoluer durant près de quinze ans. » Elle a également indiqué se concentrer sur « un heureux événement qui arrive prochainement » — elle attendrait son deuxième enfant — ainsi que sur la suite de son parcours professionnel.
Discussions avec France Télévisions : pourquoi l’arrivée pourrait faire débat
Les informations de Clément Garin, reprises par plusieurs médias, font état d’échanges entre Sonia Mabrouk et des responsables de l’information de France Télévisions au sujet de l’animation d’un rendez‑vous politique. L’hypothèse d’une arrivée sur le service public a rapidement suscité des commentaires internes, notamment autour de la cohabitation possible avec Élise Lucet, figure historique de l’investigation sur France 2 et au sein du groupe.
Selon Clément Garin, Élise Lucet aurait exprimé son opposition à l’arrivée de Sonia Mabrouk et menacé, le cas échéant, de quitter France Télévisions. Ces informations ont également été relayées via des comptes d’information secteur (mention d’un tweet CGTV dans les relais), mais il convient de rappeler qu’aucune déclaration officielle de la direction de France Télévisions ni de la principale intéressée n’a confirmé ces éléments.
Le différend apparent entre les deux journalistes n’est pas entièrement nouveau. En mars 2023, un échange vif entre elles a eu lieu sur l’émission Quelle époque !, diffusée sur France 2 et présentée par Léa Salamé, lors de discussions évoquant la possibilité d’une enquête journalistique sur l’audiovisuel public. Ce passé conflictuel alimente aujourd’hui les spéculations autour d’une éventuelle arrivée de Sonia Mabrouk au sein du groupe public.
Conséquences et prudence journalistique
La perspective d’un recrutement de Sonia Mabrouk par France Télévisions soulève des questions de ligne éditoriale, d’image du service public et de management des talents. Du côté de la chaîne publique, la présidente Delphine Ernotte a été interrogée à l’Assemblée nationale (selon des relais d’information), mais là encore, les annonces officielles faisant état d’un recrutement n’ont pas été publiées.
Sur le plan personnel, Sonia Mabrouk a fait savoir qu’elle se préparait à un heureux événement tout en réfléchissant à la suite de sa carrière. Pour l’instant, le dossier comporte des déclarations contraires et des informations non confirmées publiquement. Les éléments attribués à Clément Garin restent, à ce stade, des informations de presse qu’il convient de distinguer des décisions formelles ou des signatures de contrat.
En l’absence d’une communication officielle de France Télévisions ou de la journaliste, la situation reste floue. Reste à savoir si les discussions rapportées aboutiront et quelles en seront les conséquences, tant pour la direction du groupe que pour l’éventuelle cohabitation entre journalistes aux profils et parcours différents.


