Samuel Étienne contraint de quitter France Télévisions après 17 ans : rupture conventionnelle, il garde Questions pour un champion payé à la pige par Fremantle

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Audition à l’Assemblée : un départ présenté comme « choix contraint »

Auditionné le jeudi 24 février devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Samuel Étienne a livré une version plus précise de son départ de France Télévisions. Le présentateur, connu pour animer Questions pour un champion, a affirmé que le groupe lui avait demandé de quitter l’entreprise après dix-sept ans d’ancienneté.

Face aux députés et aux rapporteurs, dont Charles Alloncle et le président de la commission Jérémie Patrier-Leitus, Samuel Étienne a expliqué que la direction lui avait d’abord demandé de démissionner. Il a déclaré : « France Télévisions m’a demandé il y a trois ans de quitter le groupe, après 17 ans d’ancienneté. »

Selon ses propos, il a refusé la demande initiale de démission. « On n’était pas d’accord. Eux me demandaient de démissionner et moi j’ai dit qu’avec mes 17 ans d’ancienneté on allait discuter un peu », a-t-il raconté. Il a qualifié la discussion de « pas très agréable » et indiqué qu’elle s’était étirée sur près de deux ans.

Finalement, cette période de négociation s’est soldée par une rupture conventionnelle. Le journaliste a précisé que l’accord comportait les indemnités légalement liées à son ancienneté, le paiement de ses congés payés, des arriérés de salaire ainsi que le règlement de son compte épargne temps. « Ça a été soldé il y a un an », a-t-il ajouté, insistant sur le fait qu’il n’avait pas été l’initiateur de la démarche.

Cette version contraste avec les déclarations qu’il avait tenues publiquement quelques mois plus tôt, lorsqu’il évoquait avoir « pris sa liberté ». Devant la commission, il a nuancé cette formule en qualifiant son départ de « choix contraint ».

Toujours à l’antenne, mais plus salarié

Le maintien de Samuel Étienne à l’antenne de Questions pour un champion, malgré sa sortie de France Télévisions, a suscité des questions au sein de la commission. Certains députés ont évoqué la possibilité d’un « contrat de consolation » visant à adoucir le départ de l’animateur.

Interrogé sur ce point, Samuel Étienne a formellement démenti l’existence d’un tel dispositif de la part de France Télévisions. Il a expliqué qu’après sa rupture conventionnelle, c’est le producteur de l’émission, la société Fremantle, qui lui a proposé de poursuivre l’animation.

Sous ce nouveau cadre, il n’est plus salarié de France Télévisions. Le présentateur a précisé être désormais rémunéré « à la pige » pour le tournage de deux épisodes par semaine, diffusés le week-end. « Fremantle me propose un contrat chaque semaine, que j’accepte ou que je n’accepte pas. Jusqu’à présent, je l’ai accepté », a-t-il déclaré devant la commission.

Il a aussi indiqué qu’il n’avait appris la réduction du programme à deux numéros hebdomadaires qu’après avoir accepté de continuer sous ce statut. Ces précisions mettent en lumière une évolution du cadre contractuel, marquée par le passage d’un statut de salarié à des engagements ponctuels avec le producteur.

Ce que révèle cette affaire sur l’audiovisuel public

Le témoignage de Samuel Étienne illustre des tendances plus larges dans le secteur audiovisuel public : la frontière entre production interne et production déléguée se renforce, et des animateurs historiques peuvent voir leur statut évoluer rapidement.

Sa description d’une demande de départ de la part de la direction, suivie d’une négociation longue et d’une rupture conventionnelle, soulève des questions sur les pratiques de gestion des talents au sein des groupes publics. Elle interroge également sur la communication faite au public au moment des séparations, lorsque des formules comme « prendre sa liberté » peuvent masquer des réalités plus complexes.

Samuel Étienne a été entendu aux côtés du journaliste Hugo Clément lors de cette session. Les déclarations de l’animateur ont surpris plusieurs députés et relancent le débat sur la transparence des décisions de l’audiovisuel public.

Sans nouvelles informations publiques supplémentaires, les éléments présentés lors de l’audition constituent la version que le principal intéressé a souhaité exposer aux élus. Ils confirment en tout cas que, même après des années d’ancienneté, une séparation peut prendre la forme d’un accord négocié plutôt que d’une rupture unilatérale.

Le récit de Samuel Étienne, entre refus initial de démissionner, longs échanges avec la direction et sortie via rupture conventionnelle, éclaire une trajectoire professionnelle rendue publique dans le cadre d’une commission d’enquête consacrée à l’audiovisuel public.

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