Selon une information du Parisien confirmée par des sources concordantes, l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise) a été placée en garde à vue jeudi 2 avril 2026 dans le cadre d’une enquête pour « apologie du terrorisme ». La mesure, indiquent nos confrères, s’inscrit dans une enquête ouverte par le Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH).
Les circonstances de la garde à vue
D’après le Parisien, la garde à vue fait suite à un message publié sur X (ex‑Twitter) le 26 mars 2026 et portant sur Kōzō Okamoto, ancien membre de l’Armée rouge japonaise impliqué dans l’attaque de l’aéroport Ben‑Gourion en Israël, en 1972, qui avait fait 26 victimes. Après sa convocation par la police, Rima Hassan aurait supprimé ce tweet, toujours selon le quotidien.
Le PNLH, lequel dépend du parquet de Paris et est compétent pour les infractions liées à la haine en ligne, a été saisi. Le parquet de Paris, contacté par Le Parisien, n’a pas souhaité communiquer davantage pour l’instant, précisent les mêmes sources.
Ce qui est reproché et ce qui est établi
Les faits précis reprochés à l’élue n’ont pas été détaillés publiquement par le parquet. D’après le récit publié, l’enquête ciblerait des éléments considérés comme susceptibles de constituer une « apologie du terrorisme » au regard du Code pénal. En France, ce délit vise des discours ou des écrits qui présentent de manière favorable des actes terroristes ou leurs auteurs.
Il est important de noter que la garde à vue et l’ouverture d’une enquête ne préjugent pas d’une condamnation. À ce stade, les informations disponibles proviennent de sources judiciaires et de témoignages de presse ; elles rendent compte d’une procédure en cours et non d’un jugement sur le fond.
Une affaire qui intervient dans un contexte déjà tendu
Rima Hassan n’en est pas à sa première confrontation avec la justice ou des recours judiciaires liés à ses propos. En décembre 2024, l’Observatoire juif de France avait déposé une plainte à son encontre, rappelle le Parisien. Cette précédente procédure portait déjà sur des propos tenus en ligne, notamment sur la question du conflit israélo‑palestinien.
Sur X, l’eurodéputée avait écrit : « la résistance armée palestinienne ». Elle avait ajouté : « Si les franco israéliens sont autorisés à servir dans l’armée israélienne tout en jouissant des acquis de la double nationalité. Tout franco palestinien doit pouvoir rejoindre la résistance armée palestinienne dont la légitimité est reconnue par les résolutions des Nations unies relatives au droit à l’autodétermination des peuples. » Ces propos avaient motivé des réactions et la plainte évoquée.
Interrogée précédemment sur ces démarches judiciaires, Rima Hassan avait commenté avec ironie : « D’ores et déjà gâtée pour 2025. La première plainte c’était pour mon anniversaire. La seconde pour le nouvel an », ajoutant que, selon elle, « derrière cette plainte, toujours le même réseau de propagande du régime israélien, l’Observatoire Juif de France. » Ces propos figurent dans les archives des échanges publics disponibles sur X.
L’article initial rappelle également qu’elle avait annoncé ses fiançailles en octobre 2025, un élément de biographie qui avait été évoqué dans ses messages publics au moment des précédentes polémiques.
Procédure en cours et suite attendue
À ce stade, les éléments publics relatifs à la garde à vue sont limités : date (2 avril 2026), motif avancé par les autorités judiciaires (« apologie du terrorisme » selon Le Parisien) et lien avec un message supprimé du 26 mars. La procureure ou les services enquêtant n’ont pas encore communiqué de détail complémentaire.
La procédure judiciaire pourrait comprendre des auditions complémentaires, des vérifications techniques du message incriminé et, le cas échéant, une présentation devant une juridiction. Tant que l’instruction ou l’enquête se poursuit, il convient de distinguer les faits rapportés des décisions de justice définitives.
Affaire à suivre : toute évolution officielle (mise en examen, classement sans suite, renvoi devant une juridiction) sera déterminante pour la suite du dossier et pour l’évaluation de la portée des propos incriminés.


