Publication du livre de Thomas Stern un an après la mort de Catherine Laborde : la famille se fracture, plaintes pour harcèlement et atteinte à la vie privée

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Il y a un an, Catherine Laborde est décédée à l’âge de 73 ans, après plus d’une décennie de lutte contre la maladie à corps de Lewy. Sa disparition a marqué la fin d’un long combat pour la journaliste météo de TF1, mais aussi le début d’une nouvelle polémique familiale, déclenchée par la publication d’un livre rédigé par son époux, Thomas Stern.

Un livre centré sur le veuf et publié au mauvais moment, selon la famille

Thomas Stern a publié aux éditions Robert Laffont Y a-t-il une vie après ta mort, un ouvrage dans lequel il raconte son rôle d’aidant et les derniers moments de son épouse. La parution de ce livre, intervenue un an après la disparition de Catherine Laborde, heurte profondément plusieurs membres de la famille.

Gabrielle et Pia, les filles de la défunte, ont exprimé leur colère auprès du Parisien. Gabrielle juge la démarche « d’un mauvais goût terrible » et reproche à son beau‑père de n’avoir pas pris la peine de les prévenir avant publication. Elle dénonce surtout le choix de la date : « Je lui reproche d’utiliser l’anniversaire de la disparition de notre maman pour faire sa promotion. »

Pia résume l’état d’esprit familial en affirmant que leur mère « n’est pas un panneau publicitaire ». Françoise Laborde, sœur de la défunte, partage cet étonnement : « On est tous sidérés qu’il utilise la mort de Catherine pour se mettre encore en valeur ». Ces réactions montrent à quel point le livre est perçu comme un récit centré sur l’auteur, au détriment de la mémoire familiale de Catherine.

Qui a accompagné Catherine jusqu’au bout ? Récits divergents

Le contenu du livre et la façon dont Thomas Stern y décrit son rôle comme aidant ont ravivé des tensions préexistantes. Dans son récit, l’auteur assure avoir été l’unique soutien d’importance pour Catherine. Les filles contestent cette présentation et tiennent à rappeler leur présence active auprès de leur mère.

« Thomas se fait passer pour la seule personne dans le sacrifice. La vérité est ailleurs », affirme la famille. Elles soulignent que l’organisation familiale, l’entraide d’un « village entier » et les aides‑soignantes ont permis d’accompagner Catherine « d’une façon digne et aimante ». Elles ajoutent que l’argent que leur mère avait mis de côté a également contribué à ce dispositif.

Les proches insistent sur la conscience et la dignité de Catherine pendant sa dégradation : « Le plus difficile c’était pour maman, consciente de tout, qui se voyait diminuer mais a gardé sa joie de vivre et sa douceur. » Ces précisions cherchent à rétablir la complexité d’une fin de vie partagée entre plusieurs aidants, et non l’apanage d’une seule personne.

Allégations d’alcoolisme et plaintes : une affaire qui s’étend

Au-delà du débat sur la paternité narrative du livre, des accusations plus graves circulent au sein de la famille. Selon les filles, le comportement de Thomas Stern aurait été altéré par un alcoolisme présumé, qui aurait entraîné des attitudes malveillantes, voire violentes, à l’encontre de Catherine.

En octobre 2024, des infirmières auraient alerté Gabrielle, exprimant des soupçons de « maltraitance sur personne vulnérable ». Sur place, Gabrielle dit avoir demandé à sa mère si elle souhaitait « une séparation temporaire avec Thomas », et relate que Catherine aurait répondu oui. Thomas Stern ne conteste pas ces faits, mais relativise en affirmant que sa femme « cherchait un coupable à ce qui lui arrivait », qu’il met « sur le compte de la tragédie ». Cette divergence de lecture témoigne de la difficulté à établir une version unique des faits.

Par ailleurs, l’aide‑soignante principale qui a accompagné Catherine a déposé plainte en août dernier contre Thomas Stern pour « harcèlement moral ». Selon Le Parisien, elle relate une relation cordiale au départ, devenue tendue au fil du temps, et lui reproche notamment « des remarques sexistes », « des pressions psychologiques » et le fait d’avoir été « bourré tous les jours ». La plaignante affirme avoir dû s’arrêter pour raison de santé en raison de « conditions de vie et de santé altérées ». Après la publication du livre, où Thomas Stern évoque à plusieurs reprises cette aide‑soignante en utilisant un prénom modifié, elle s’est de nouveau rendue à la gendarmerie le 14 janvier pour déposer une plainte pour « atteinte à la vie privée ».

Une polémique qui alimente la médiatisation du livre

Malgré les contestations et les procédures en cours, l’ouvrage de Thomas Stern paraît et la controverse qui l’entoure alimente sa médiatisation. Les accusations familiales, les plaintes de l’aide‑soignante et la sensibilité de la période choisie pour la sortie du livre expliquent l’émotion et la crispation autour de ce récit.

Sur les faits rapportés — paroles des proches, dépôts de plainte, dates évoquées — le camp familial et l’auteur offrent des récits partiellement contradictoires. Les éléments judiciaires et administratifs, notamment les plaintes déposées, constituent des étapes formelles dans la clarification des accusations. En l’état, les tensions restent vives et la mémoire de Catherine Laborde se retrouve au cœur d’un débat public et familial intense.

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