L’Olympique de Marseille vit une période de turbulences institutionnelles. Après l’annonce du départ de Pablo Longoria de la présidence du club phocéen, et alors que Medhi Benatia « semble lui aussi sur le départ à l’été prochain », le propriétaire Frank McCourt est confronté à la nécessité de reconstruire la direction du club.
Dans ce contexte, un nom inattendu a été avancé le 30 mars 2026 par Daniel Riolo, chroniqueur de l’émission l’After Foot sur RMC : celui de Mohamed Bouhafsi, journaliste et animateur de C à vous sur France 5, proche d’Anne-Élisabeth Lemoine, et dirigeant d’une branche du groupe audiovisuel Mediawan. L’information, relayée comme une piste parmi d’autres, a immédiatement suscité réactions et interrogations.
Un profil atypique porté par un réseau solide
Selon Daniel Riolo, le nom de Mohamed Bouhafsi « circule le plus » dans les discussions autour de la succession à la présidence de l’OM. L’argument principal avancé est sa connaissance intime du monde du football et son carnet d’adresses : agents, joueurs et décideurs, des liens que Riolo présente comme un atout majeur pour qui devra fédérer l’écosystème marseillais.
À 33 ans, Bouhafsi est décrit comme profondément attaché à Marseille. Sa notoriété publique, son attachement à la cité phocéenne et sa compréhension des dynamiques locales sont mis en avant pour expliquer pourquoi il séduirait certains observateurs. Daniel Riolo résume ce positionnement en estimant que, « au niveau du sportif, de la politique, de la ville de Marseille, de la société marseillaise dans son ensemble, il colle parfaitement. »
Le journaliste et présentateur est également dirigeant d’une branche de Mediawan, où il superviserait plus d’une centaine de collaborateurs. Ce rôle de management est présenté comme une preuve d’expérience en gouvernance et en organisation, même si elle ne relève pas du monde du football professionnel à proprement parler.
L’argument de l’inexpérience et les précédents historiques
La principale réserve évoquée face à cette hypothèse reste l’absence d’expérience directe de Mohamed Bouhafsi dans la direction d’un club professionnel. Le propriétaire Frank McCourt aurait, selon certains retours, la volonté de nommer un président aguerri aux spécificités du football.
Daniel Riolo répond à cette objection en rappelant des exemples de dirigeants sans parcours traditionnel dans le football qui ont marqué l’histoire de leurs clubs : Michel Denisot au Paris Saint-Germain, Jean-Michel Aulas à l’Olympique lyonnais, Charles Biétry, ou encore Nasser Al-Khelaïfi, ancien professeur de tennis devenu dirigeant influent. Le cas du regretté Pape Diouf est aussi évoqué : ancien journaliste, il a présidé l’OM de 2005 à 2009 et a été salué pour sa gestion et son attachement au club.
Ces précédents servent à nuancer l’argument de l’inexpérience. Ils montrent que la transition depuis des métiers médiatiques ou extérieurs au football vers la direction d’un club n’est pas inédite. Reste à savoir si le profil managérial de Bouhafsi et son réseau suffiraient à convaincre Frank McCourt.
Ce qui est sûr et ce qui reste à confirmer
Plusieurs éléments avancés dans cette piste reposent sur des déclarations de Daniel Riolo et sur des rapprochements établis dans les médias. Il est confirmé que Pablo Longoria a annoncé son départ et que Frank McCourt demeure le propriétaire américain de l’OM. Le statut et les liens de Mohamed Bouhafsi — animateur de C à vous, dirigeant au sein de Mediawan et proche d’Anne-Élisabeth Lemoine — figurent également parmi les informations disponibles publiquement.
En revanche, la nomination éventuelle de Mohamed Bouhafsi à la présidence de l’OM n’est, au moment de ces révélations, qu’une piste évoquée par des commentateurs et des sources internes aux cercles sportifs. Aucune annonce officielle du club ou de Frank McCourt n’a été rapportée pour confirmer l’ouverture d’un dossier ou l’avancement d’une candidature formelle.
Dans une ville où le football est une affaire d’émotion et d’enjeux puissants, la recherche d’un président capable de rassembler restera un sujet suivi de près. Qu’il s’agisse d’un profil issu du sérail ou d’un visage venu d’ailleurs, la décision finale dépendra des choix stratégiques du propriétaire et de la capacité du candidat à répondre aux attentes sportives, financières et sociales du club.


