Le plateau de C à vous sur France 5 a accueilli, le 27 janvier, deux figures majeures de la chanson française : Bénabar et Pascal Obispo. Animée par Anne-Élisabeth Lemoine, l’émission a offert un temps de parole et de musique à ces artistes dont l’actualité discographique est particulièrement dense cette année.
Deux albums et des duos attendus
Bénabar présentera son nouvel album, Le soleil des absents, le 30 janvier. Pascal Obispo, lui, travaille sur Héritages, un projet ambitieux qui paraîtra en deux volumes : le premier avant l’été, le second à l’automne. Obispo décrit cet opus comme un hommage à la chanson française et a choisi d’y inviter des noms emblématiques tels que Francis Cabrel, Renaud, Véronique Sanson et Julien Clerc.
L’ancien coach de The Voice a déjà levé le voile sur quelques titres, publiés au compte-goutte. Parmi eux figurent « Viens », en duo avec Ycare, et « Reste‑t‑il du bonheur », enregistré avec Bénabar. Ces extraits témoignent de la tonalité du projet : des rencontres, des reprises ou des réinterprétations placées sous le signe de la transmission.
Sur le plateau, les deux artistes ont également chanté en direct. Leur interprétation de « Reste‑t‑il du bonheur » a montré une connexion évidente entre eux, un naturel scénique et une complicité qui ont séduit l’équipe de l’émission et le public présent.
Une première rencontre houleuse devenue anecdote
Cette connivence affichée ne va pas sans histoire. Pascal Obispo et Bénabar ont raconté une première rencontre bien moins chaleureuse, survenue dans le cadre d’une émission présentée par Marc-Olivier Fogiel. Selon les deux artistes, leur relation a commencé sur un accroc verbal : depuis sa loge, Pascal Obispo aurait entendu la fin de l’émission et la réponse spontanée de Bruno — Bénabar — à la question « Qu’est‑ce qu’on peut vous souhaiter ? », qui aurait rétorqué : « Ne jamais avoir de chanson de Pascal Obispo ». Cette anecdote a déclenché l’hilarité sur le plateau.
Bénabar a livré sa version, reconnaissant que la situation avait pris de l’ampleur en loge. « C’est monté dans la loge où il n’était pas aussi bienveillant et gentil, qu’il veut bien le dire. Et donc le truc est monté. C’était particulièrement stressant. (…) Et donc le ton est monté, et moi j’étais super énervé quand je suis arrivé sur l’émission », a‑t‑il expliqué devant Anne‑Élisabeth Lemoine et les chroniqueurs.
Il a ajouté, sans détour : « Je suis passé pour un énorme connard, ma manageuse est tombée en larmes ». Ces paroles illustrent l’intensité du moment et l’embarras ressenti par l’artiste. Pascal Obispo, de son côté, a rappelé qu’ils avaient été signés par le même directeur artistique, ce qui pouvait les placer en position de rivaux au départ. Cette proximité professionnelle a contribué à la tension initiale.
Mais l’histoire se termine mieux que ne l’avaient laissé présager ces débuts électriques. Les deux musiciens ont transformé cette première friction en une relation artistique fertile. Leur duo et leurs échanges sur France 5 en sont la preuve : le conflit du passé est désormais relégué au rang d’anecdote, et l’affection professionnelle s’est installée.
Une complicité affichée sur scène
Au-delà des révélations, la présence de Bénabar et Pascal Obispo sur le plateau a surtout été l’occasion de constater leur aisance commune. Leur duo a mis en lumière une entente vocale et une mise en scène sobre, centrée sur la chanson. Cette simplicité a renforcé l’impression que, malgré un démarrage orageux, leur collaboration tient désormais à la qualité musicale et au respect mutuel.
Les fans auront pour l’instant à se contenter des extraits déjà dévoilés, mais les sorties programmées promettent d’élargir le paysage musical de l’année. Le 30 janvier marquera la parution du disque de Bénabar, tandis que Pascal Obispo proposera, en deux temps, son hommage à la chanson française. D’ici là, leurs apparitions télévisées et les titres partagés donnent un aperçu de la direction artistique qu’ils entendent poursuivre.
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