Au printemps dernier, Olivier Minne a annoncé une décision qui marque la fin d’une ère : après plus de vingt ans au sein du groupe France Télévisions, le présentateur de 58 ans a choisi de tourner la page. Le natif d’Ixelles, en Belgique, quitte un univers qu’il a largement contribué à façonner, de ses débuts comme speaker sur Antenne 2 (1990-1993) à la présentation de jeux emblématiques, dont Fort Boyard, qu’il a animé de 2003 à 2025.
Un départ mûrement réfléchi
Olivier Minne n’a pas caché les raisons de son choix. Interrogé par Marc-Olivier Fogiel le 19 décembre, il confiait : « J’allais m’éteindre à France 2 ». Ce constat personnel illustre un désir de renouveau : malgré une carrière stable et visible, le présentateur attendait d’autres propositions ou perspectives que sa direction n’a pas su lui offrir.
Après l’annonce, le mouvement a été rapide. Minne a choisi de rebondir sur M6, où il est d’ores et déjà aux commandes de deux jeux : Le Maillon Faible et Pandore. Parallèlement, il s’est rapproché de la radio en relançant pendant les fêtes de Noël La Bonne Touche sur RTL, un format culte précédemment animé par Jean-Pierre Foucault et Cyril Hanouna.
Les adieux à Fort Boyard
La relation d’Olivier Minne avec Fort Boyard se clôt officiellement cet hiver. En France, sa dernière émission a été diffusée le samedi 30 août. Mais pour les téléspectateurs belges, les adieux ont été diffusés un peu plus tard : dimanche 28 décembre sur la chaîne Tipik, où l’animateur a prononcé ses derniers mots à l’antenne.
En fin d’émission, il a déclaré : « C’est ma dernière présentation de Fort Boyard à l’antenne. Pendant des années, j’ai été très heureux de vous accompagner et d’avoir été accompagné par vous ». Face à l’équipe du jeu — notamment avec Jonatan Cerrada, l’un des participants et ancien gagnant de Nouvelle Star — il a ajouté : « Je voulais vous remercier pour vos témoignages d’affection tout au long de ces années, particulièrement ces dernières semaines. » Ces paroles concluent une collaboration longue de plus de deux décennies, marquée par la fidélité du public et l’ancrage du programme dans la culture télévisuelle française.
Il convient de noter que l’animateur a également partagé des éléments de cet au revoir via ses réseaux : « Une publication partagée via Instagram » avait été signalée, témoignant de l’importance de ces relations avec les téléspectateurs au-delà de l’antenne.
Qui pour prendre la relève ?
La question de la succession à la tête de Fort Boyard est rapidement devenue un sujet central dans les médias. Interrogé à ce propos sur RTL par Marc-Olivier Fogiel, Olivier Minne a fait preuve de transparence : « Tout le monde me pose la question ! » s’est-il amusé avant d’ajouter, sans trancher : « Je n’en sais rien. Très sincèrement, je pense que la décision n’a pas été prise. » Il a précisé toutefois qu’il existait « plusieurs candidats » potentiels, sans donner de noms précis.
Parmi les voix qui se sont élevées dans la presse, Willy Rovelli a déclaré à Télé Star le 1er décembre qu’il ne serait pas hostile à reprendre les rênes du jeu culte de France 2. Cette hypothèse n’a cependant pas été confirmée par la chaîne, et aucune décision officielle n’avait été annoncée au moment des déclarations d’Olivier Minne.
Le flou qui entoure la succession tient à la fois à la nature patrimoniale du programme et à l’importance de trouver un animateur capable de perpétuer l’équilibre entre spectacle, aventure et complicité avec le public. La direction de France 2, sollicitée par la presse, n’avait pas communiqué de ligne claire sur ce dossier lors des derniers entretiens publics rapportés.
Quoi qu’il en soit, Olivier Minne quitte Fort Boyard avec une reconnaissance publique manifeste et un positionnement professionnel qui lui ouvre aujourd’hui d’autres opportunités. Son départ incite la chaîne à réfléchir à l’avenir d’un format historique, tandis que Minne engage un nouveau chapitre de sa carrière sur M6 et RTL.


