Ce 1er janvier 2026, Olivia Ruiz fête ses 46 ans. Une date qui résonne comme le rappel d’un parcours construit entre deux mondes : la musique et l’écriture, les scènes parisiennes et les racines occitanes. Révélée au grand public en 2001, la chanteuse a été demi‑finaliste de la toute première saison de la Star Academy, remportée alors par Jenifer. Depuis, elle n’a jamais rompu le lien avec son histoire personnelle, même si sa vie se partage depuis plus de vingt ans entre l’Occitanie et Paris.
Des racines occitanes à la Star Academy
Née à Carcassonne, Olivia Ruiz a grandi à Marseillette, petit village de l’Aude où ses parents tenaient un café. Elle y a été bercée par les parties de belote des anciens, le baby‑foot des plus jeunes et les paysages du canal du Midi. Ces images de jeunesse ont façonné une identité simple et populaire, souvent retrouvée dans ses chansons et ses prises de parole publiques.
Sa notoriété éclate en 2001 avec sa participation à la première saison de la Star Academy. Demi‑finaliste de cette édition inaugurale, Olivia Ruiz s’est fait connaître d’un large public à un moment où la télé‑réalité musicale transformait des carrières en quelques semaines. Le concours, qui a sacré Jenifer cette année‑là, restera une étape marquante de son itinéraire, sans pour autant définir l’ensemble de son travail artistique.
Montmartre, « une sorte de Marseillette dans Paris »
Rapidement, la jeune artiste a posé ses valises à Paris pour chercher sa place dans le monde culturel. Loin de l’image d’une capitale anonyme, elle a trouvé en Montmartre un quartier qui lui rappelle son enfance villageoise. « Montmartre est une sorte de Marseillette dans Paris », confiait‑elle, soulignant le lien affectif qu’elle entretient avec ce quartier emblématique.
Les ruelles pavées, les escaliers, les places animées et l’esprit de village de Montmartre correspondent à ce qu’elle recherche : une vie de quartier où se tissent des visages familiers et des petites habitudes. Olivia évoque les rendez‑vous au café du coin, le samedi soir ou le dimanche midi, la boulangère offrant une chouquette à son fils, le boucher tendant un morceau de saucisson. Autant de gestes qui recréent, loin de la frénésie parisienne, un sentiment d’appartenance.
« Il faut du temps pour être adopté, mais quand on l’est et qu’on aime Montmartre dignement, on peut vraiment avoir l’équivalent d’une famille », explique la chanteuse, rappelant combien ce choix de vie a apaisé une artiste longtemps habitée par la peur de perdre ses repères. Avant la reconnaissance, Olivia Ruiz a connu les années de galère, multipliant les petits boulots et les concerts dans des bars pour payer ses loyers.
Succès, fidélité aux origines et paradoxes
Au fil des années, sa carrière s’est enrichie : albums à succès, romans salués par la critique et projets scéniques lui ont offert une reconnaissance durable. Cette réussite lui a permis d’acquérir l’appartement montmartrois auquel elle est profondément attachée, symbole d’une réussite autant personnelle que professionnelle.
Avec autodérision, elle admet que la jeune fille de 17 ans qu’elle était la qualifierait sans doute de « bourge » en la voyant vivre à Montmartre. Elle assume néanmoins ce changement de statut, tout en revendiquant une fidélité farouche à ses valeurs. « Je me suis mis un point d’honneur à rester simple, humble, jamais coupée du monde », affirme‑t‑elle, mettant en avant l’importance de demeurer proche de ses origines populaires malgré le succès.
À 46 ans, Olivia Ruiz semble avoir trouvé un équilibre rare entre Marseillette et Montmartre, entre souvenirs d’enfance et présent créatif. Sa trajectoire illustre la capacité d’une artiste à garder son ancrage tout en s’ouvrant aux chemins de la réussite. Elle poursuit son chemin, fidèle à elle‑même, entre paysages du sud et hauteurs de la capitale.


