Nathalie Péchalat, deux vies et une émotion retrouvée
Nathalie Péchalat a vécu deux carrières successives : d’abord celle d’une patineuse artistique reconnue parmi les meilleures de France, puis celle d’une consultante pour France Télévisions. L’ex-épouse de Jean Dujardin commente depuis quelques jours les épreuves de patinage artistique aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina.
Invitée de Télématin pour analyser la prestation de Guillaume Cizeron et Laurence Fournier-Beaudry, elle ne s’attendait pas à replonger dans ses propres souvenirs. Des images d’archives ont réveillé une forte émotion et surpris la consultante, visiblement émue en direct.
Un retour en 2006 qui bouleverse
Samuel Ollivier a diffusé des images datant de vingt ans, qui ramènent Nathalie Péchalat à la saison 2005/2006. À cette époque, elle patinait avec Fabian Bourzat et le couple avait choisi de programmer une chorégraphie sur Les Misérables.
Cette saison marque des performances notables : cinquièmes au Trophée Bompart et à la Coupe de Russie, de belles places aux championnats de France et aux championnats d’Europe. Aux Jeux olympiques de Turin, en février 2006, le duo prend la 18e place. Ensuite, aux championnats du monde de mars 2006, ils terminent 15e.
Ces résultats, précis et vérifiables, laissent à la patineuse un sentiment d’inachevé. Très émue devant les images, la quadragénaire n’a pas caché sa vulnérabilité. En essuyant quelques larmes à l’antenne, elle a confié : « On ne peut pas commencer la journée comme ça. C’est trop violent ».
Le moment a été relayé sur les réseaux sociaux. Le fil de Télématin a notamment publié la séquence accompagnée du commentaire : « Les larmes de @NPechalatOff, consultante patinage FTV, en revoyant les images de ses débuts olympiques. » Le tweet restait visible au moment de la publication de cet article : https://twitter.com/.
La nostalgie contenue et la transmission aux enfants
Depuis la fin de sa carrière sportive, Nathalie Péchalat a laissé place à d’autres priorités. Maman de deux filles, elle tente aujourd’hui de transmettre sa passion sans en faire un impératif. L’aînée s’apprête à fêter ses 11 ans, la cadette va bientôt souffler sa cinquième bougie.
Interrogée sur le fait de reprendre des entraînements, elle se montre claire : elle patine désormais « très rarement ». Elle emmène cependant ses filles sur la glace. « J’emmène de temps en temps mes filles patiner. Je le fais plutôt pour elles, parce que ce qui me manque, c’est la sensation de glisse », a-t-elle expliqué.
Plutôt que de céder à la nostalgie, elle privilégie un rôle de mère et de passeuse. Le patinage reste présent dans sa vie, mais il n’est plus la priorité absolue. Ses filles sont libres de choisir leur voie, comme elle l’a souligné.
Entre souvenir et rôle actuel
Sur les plateaux télé comme lors des JO, Nathalie Péchalat incarne aujourd’hui la mémoire affective d’une discipline qu’elle a contribué à faire vivre. Son regard de consultante se nourrit de ces années de compétition, sans pour autant la replonger de façon permanente dans l’entraînement quotidien.
La séquence diffusée sur Télématin rappelle que les grandes carrières sportives laissent souvent des traces contrastées : fierté des performances, regret d’objectifs non atteints, et nostalgie parfois vive. Pour la consultante, l’émotion reste maîtrisée mais réelle. Elle continue d’accompagner le public lors des compétitions tout en ménageant sa vie de famille.
En revoyant ces images, la patineuse a livré un instant de vérité humaine : le sport d’élite forge des souvenirs puissants, et même les commentateurs peuvent être surpris par la force des émotions que ces archives réveillent.


