En 1993, Taratata naissait à la télévision dans un contexte loin d’être serein. Dès la deuxième émission, l’annulation d’un artiste a semé le trouble au point que la chaîne a sérieusement envisagé de remplacer le programme par un téléfilm. Cette péripétie, révélée par Nagui, prend une saveur particulière quand on apprend qui a permis à l’émission de tenir : Jean-Jacques Goldman.
Un lancement chaotique et une chaîne hésitante
Le début de l’aventure Taratata n’a pas été un long fleuve tranquille. Après une première diffusion, la deuxième émission a été fragilisée par l’absence d’un invité musical, situation qui a poussé la direction à envisager l’abandon temporaire du programme.
Face à cette menace, l’animateur Nagui a refusé de baisser les bras. Il a alors décidé de contacter une figure majeure de la chanson française, qu’il qualifiait de « LA star de l’époque » : Jean-Jacques Goldman. La tentative avait pour but évident de rassurer la chaîne et de sauver la deuxième émission.
Goldman répond présent, contre toute attente
Nagui a raconté cette anecdote le dimanche 4 janvier 2026 sur le plateau de l’émission 20h30 le dimanche. Il a restitué les échanges avec l’artiste : « Quand je demande à Jean-Jacques de venir nous sauver, il me dit : ‘Écoute, j’ai déjà fait le générique, là tu m’en demandes trop’ ». À ce moment, le contexte rendait effectivement difficile la mobilisation de l’équipe habituelle.
Carole Fredericks se trouvait aux États-Unis et Michael Jones profitait d’un séjour au ski. Jean-Jacques Goldman expliquait alors qu’il était « impossible de réunir les musiciens ». Pourtant, 36 heures plus tard, la situation a pris une tournure inattendue : Goldman a recontacté Nagui pour savoir s’il avait trouvé quelqu’un. Nagui a admis n’avoir « évidemment » trouvé personne.
C’est dans ce contexte que Goldman a proposé de venir « seul avec sa guitare ». Mais, fidèle à sa générosité, il n’en est pas resté là. Débarquant sur le plateau, il a demandé à l’animateur d’aller chercher ses musiciens. Il avait pris l’initiative de les joindre et, selon Nagui, il a même réglé leur cachet pour qu’ils puissent assurer l’émission.
La générosité d’un artiste et l’impact sur Taratata
Nagui n’a pas caché son émotion en racontant l’épisode : « Il a senti que j’étais vraiment dans la merde et il est allé encore plus loin que ce que l’on pouvait imaginer. Il a même payé le cachet de ses musiciens pour venir faire l’émission. Comment ne pas aimer un homme comme lui ? Impossible. » Ces mots témoignent autant de la reconnaissance de l’animateur que du rôle décisif de Goldman dans la survie de l’émission.
L’anecdote illustre à la fois la solidarité entre artistes et l’engagement personnel d’un musicien au sommet de sa carrière. En intervenant de cette manière, Jean-Jacques Goldman a non seulement sauvé une émission naissante, mais il a aussi marqué son empreinte dans la mémoire de Taratata.
Un tweet a par ailleurs circulé autour de cette histoire, titrant « ça se complique » pour Nagui, Jean-Jacques Goldman obligé d’intervenir. Cette mention circule comme un condensé de la tension de l’époque et de la nécessité d’une solution rapide.
Si l’on se fie au récit de Nagui, l’intervention de Goldman relève d’un geste spontané et désintéressé. Il n’existe ici aucune indication contraire dans le témoignage rapporté, ce qui renforce la cohérence de l’anecdote telle qu’elle a été présentée sur 20h30 le dimanche le 4 janvier 2026.
Reste que ces confidences rappellent combien les coulisses d’une émission peuvent se jouer sur des imprévus et des solidarités individuelles. Taratata, grâce à cet épisode, est parvenu à se maintenir et à s’inscrire durablement dans le paysage musical français.


