Ce dimanche 21 décembre 2025, Muriel Robin était l’invitée de l’émission 20h30 le dimanche, diffusée sur France 2. Au micro de Laurent Delahousse, l’humoriste et comédienne a livré une prise de parole forte, centrée sur un thème qui lui est cher : les violences faites aux femmes. Sans détour, elle a utilisé sa notoriété pour alerter sur l’ampleur du problème et pour pointer ce qu’elle perçoit comme des failles françaises par rapport à d’autres pays.
Un constat glaçant sur les féminicides
Dès les premières minutes de l’entretien, Muriel Robin a choisi une image choc pour tenter de faire mesurer l’ampleur du drame : « Je vais vous donner une image, il y a environ 120 femmes par an qui sont tuées. Mettez ces 120 femmes contre un mur, mettez 120 hommes en face. À trois vous tirez, il y a les 120 qui tombent et qui meurent. Normalement, en voyant ça, on devrait se dire qu’il y a quelque chose de très très grave qui se passe dans notre pays et qu’il ne faut pas que ça se reproduise. Or, ça se reproduit ».
Par cette métaphore volontairement violente, la comédienne a cherché à réveiller les consciences. Elle a insisté pour que ces événements ne soient plus relégués au rang de faits divers mais traités comme un problème de société nécessitant des réponses durables et coordonnées.
Une critique directe du manque de moyens
Interrogée sur l’existence d’un « particularisme français » face à la lutte contre les violences conjugales, Muriel Robin a livré une réponse nette : « Il n’y a pas assez d’argent ! ». Pour elle, la question est avant tout politique et budgétaire. Malgré les annonces et les discours officiels, la comédienne estime que la lutte contre ces violences ne bénéficie pas d’un traitement prioritaire.
Elle a dénoncé le décalage entre les paroles et la mise en œuvre concrète. Selon elle, des dispositifs efficaces existent ailleurs et leur déploiement exige des moyens financiers et humains substantiels. Sans ces investissements, Muriel Robin considère que les politiques publiques resteront insuffisantes pour protéger durablement les victimes.
L’Espagne citée en exemple
Au cours de l’interview, Muriel Robin a pris l’Espagne comme modèle. Elle a notamment déclaré : « Avec un milliard, l’Espagne a divisé par deux le nombre de victimes ». Cette affirmation, répétée pour souligner l’importance de l’investissement, a servi à illustrer son argument central : l’efficacité passe par des choix budgétaires clairs et volontaristes.
Elle a évoqué, sans détailler de chiffres officiels supplémentaires, les mesures mises en place outre-Pyrénées : tribunaux spécialisés, formations pour les forces de l’ordre, campagnes de prévention et accompagnement renforcé des victimes. Selon elle, la combinaison de ces dispositifs a permis de réduire significativement les violences mortelles dans ce pays.
La comédienne a ainsi appelé à s’inspirer des politiques qui semblent porter leurs fruits ailleurs. Elle n’a pas avancé d’estimation précise pour la France mais a souligné que des modèles existants prouvent qu’un investissement ciblé peut sauver des vies.
Dans le prolongement de ses déclarations, un extrait de l’émission a été partagé sur les réseaux. « Avec un milliard, l’Espagne a divisé par deux le nombre de victimes » Selon Muriel Robin, il n’y a pas assez d’argent investi dans la protection contre la violence faite aux femmes #20h30LeDimanche @LaurentDelahous pic.twitter.com/lGJCP4htBe
La prise de parole de Muriel Robin relance le débat public sur les moyens alloués à la prévention et à la protection des victimes. Son intervention, largement médiatisée, met en lumière la demande d’un engagement plus visible et plus conséquent des pouvoirs publics sur cette question.


