Mort de Calbo, cofondateur d’Ärsenik, à 52 ans : hommage au pilier du rap français de Villiers‑le‑Bel, la famille demande respect et intimité

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Une disparition annoncée par la famille

Le rap français perd l’une de ses voix majeures. Calbo, membre fondateur du duo Ärsenik, est décédé le dimanche 4 janvier à 52 ans. La nouvelle a été confirmée par sa famille, selon un communiqué cité par Le Parisien.

Dans ce communiqué, la famille appelle « à la bienveillance, au respect et à la retenue » à l’égard de l’artiste et de ses proches. « En ces moments particulièrement douloureux, la famille appelle à la bienveillance, au respect et à la retenue tant à son égard qu’à celle de ses proches », peut-on lire. Elle rappelle que, au-delà de la figure publique, Calbo était « avant tout un proche, un parent, un être cher ».

Les premières informations évoquent une longue maladie qui aurait emporté l’artiste. Cette précision figure dans les éléments rendus publics après l’annonce du décès.

Une voix venue de Villiers-le-Bel

Né Calbony M’Bani, Calbo a grandi à Villiers-le-Bel, dans le quartier de La Cerisaie. Ce territoire a façonné son regard, son écriture et son rapport au rap. Au début des années 1990, il a fondé, avec son frère aîné Lino, le groupe Ärsenik.

Le duo s’est rapidement imposé par une identité forte, des textes ciselés et une noirceur assumée. Intégré au collectif Secteur Ä, Ärsenik a côtoyé des figures du rap comme Passi, Stomy Bugsy ou Doc Gynéco. Le groupe est devenu un pilier du mouvement hip‑hop français.

En 1998, l’album Quelques gouttes suffisent a frappé fort. Cet album, certifié double disque d’or, est entré dans le panthéon du rap français. Des titres tels que Boxe avec les mots et Une affaire de famille sont devenus des classiques et continuent d’être cités par plusieurs générations d’auditeurs.

Une carrière en solo et une influence durable

Après l’aventure Ärsenik, Calbo a poursuivi sa route en solo. Il a choisi une trajectoire discrète, sans chercher systématiquement la lumière médiatique. Sa discographie solo et ses collaborations témoignent d’un engagement artistique constant.

Au-delà des ventes et des récompenses, Calbo laisse une empreinte humaine et culturelle. Sa façon d’écrire, son timbre et sa présence ont marqué la scène rap. Plusieurs artistes de sa génération se sont inspirés de son travail et de son exigence.

Hommages et réactions

Les hommages ont afflué dès l’annonce du décès. Sur le réseau social X, le rappeur Rohff a rendu un hommage appuyé. Il a écrit : « On a perdu un grand monsieur du rap et un grand frère de la vie. Au-delà de ses accomplissements rappologiques, je retiens toute la force et la positivité qu’il a transmises au fil des années à ma génération et aux suivantes. »

Le message de Rohff, relayé avec une capture de son échange téléphonique avec Lino, montre la proximité et le respect qui entouraient Calbo au sein du milieu. D’autres artistes et proches ont également fait part de leur émotion, témoignant d’un sentiment de perte largement partagé.

La famille a demandé du temps et de l’intimité pour traverser cette période. Elle a prié pour la retenue et la bienveillance des médias et du public, rappelant que l’artiste était d’abord un proche pour ceux qui l’entouraient.

Les fans et les acteurs du rap français devraient bientôt disposer d’informations complémentaires sur les modalités des obsèques et des hommages officiels. Pour l’heure, c’est la mémoire d’un artiste engagé et celle d’un homme proche qui dominent les hommages.

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