Michael Jones, 74 ans : avec Jean-Jacques Goldman, il rend hommage à Carole Fredericks dont la voix reste emblématique de la chanson française

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Ce 28 janvier 2026, Michael Jones souffle ses 74 bougies. Pour l’artiste gallois devenu figure incontournable de la chanson française, cet anniversaire ravive une absence profonde : celle de Carole Fredericks. Vingt-cinq ans après sa disparition brutale, le souvenir de la chanteuse afro-américaine continue d’accompagner Jones — et Jean-Jacques Goldman — comme une note suspendue qui ne se résout jamais tout à fait.

Une alchimie vocales qui a marqué les années 1990

Au début des années 1990, le trio Fredericks Goldman Jones incarne une alchimie rare : trois voix, trois personnalités et une énergie fraternelle qui ont marqué toute une génération. Sur scène, Carole Fredericks n’était pas seulement une partenaire artistique ; elle était un pilier. Sa puissance vocale, son sens du chœur hérité du gospel et sa chaleur humaine donnaient une profondeur particulière aux concerts.

« Avec elle, tout prenait une autre dimension », confiera plus tard Michael Jones, résumant en une phrase la place centrale qu’occupait Carole au sein du trio. Les albums Fredericks Goldman Jones puis Rouge, ainsi que des titres comme À nos actes manqués ou Né en 17 à Leidenstadt, restent indissociables de son timbre puissant et habité.

La mort prématurée et l’impact émotionnel

La disparition de Carole Fredericks, le 7 juin 2001 à Dakar, à la suite d’un malaise cardiaque survenu après un concert, a laissé un vide que ni le temps ni les projets n’ont comblé. Elle n’avait que 49 ans. Deux jours plus tôt, elle venait encore de célébrer son anniversaire ; la nouvelle de son décès a frappé ses proches de plein fouet.

Michael Jones apprendra le drame par un journaliste, alors qu’il se rendait à des répétitions. « C’était comme si le ciel me tombait sur la tête », écrira-t-il plus tard, évoquant ce moment irréel où il a dû annoncer la tragédie aux musiciens, incrédules. Depuis, chaque évocation du trio porte une part de mélancolie ; sur scène, lors des tournées qui ont suivi, l’image et la voix de Carole revenaient parfois comme un rappel discret mais tenace.

Jean-Jacques Goldman, connu pour sa discrétion, a lui aussi été profondément marqué. La mort de Carole Fredericks s’ajoute aux drames qui ont jalonné son parcours et touche au cœur même de son aventure musicale. Le morceau Juste après prenait alors une résonance particulière, suspendant le temps au milieu du concert.

Une carrière et une voix reconnues bien au-delà du trio

Avant même la formation du trio, Carole Fredericks avait construit un parcours impressionnant. Installée en France dans les années 1980, elle était devenue l’une des choristes les plus recherchées : Johnny Hallyday, Michel Berger, France Gall, Mylène Farmer ou encore Serge Gainsbourg ont bénéficié de sa voix. Avec Goldman et Jones, elle accède pourtant à une visibilité nouvelle, passant du rôle d’appui à celui de protagoniste.

Après l’aventure du trio, Carole avait entamé une carrière solo et exploré ses racines blues et gospel, dessinant une trajectoire personnelle soutenue par ses partenaires. Sa disparition a figé cette évolution, laissant l’impression d’une histoire interrompue en plein élan.

Le souvenir entretenu par Michael Jones

Michael Jones n’a jamais cessé de faire vivre la mémoire de Carole Fredericks, souvent avec pudeur. En 2021, pour les 20 ans de sa disparition, il avait simplement relayé un hommage en story sur les réseaux sociaux : pas de grand discours, mais un geste sobre, fidèle à son image. Cette retenue contraste avec l’intensité du lien qui unissait les trois artistes, soudés par les tournées, les studios, les kilomètres et les confidences.

Des années plus tard, l’émotion reste intacte. Michael Jones l’a encore montré lors d’émissions télévisées, visiblement bouleversé quand certaines voix lui rappellent Carole. « Ça me rappelle quelqu’un », avait-il lâché, les yeux brillants. Aujourd’hui, alors que Jones célèbre ses 74 ans, son parcours ne se raconte pas sans elle : le trio appartient à ces histoires que le public refuse d’oublier.

Carole Fredericks n’était pas seulement une chanteuse exceptionnelle. Elle était une présence, une âme, un éclat. Pour ceux qui ont vu Fredericks Goldman Jones sur scène, la musique continue, mais elle n’est plus tout à fait la même sans elle.

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