Selon Le Parisien, un homme de 27 ans a été interpellé mercredi 11 février 2025 dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte après des menaces visant Carla Bruni et Giulia Sarkozy. Identifié par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), il est notamment soupçonné de « menaces de crime contre les personnes » et de « doxing », c’est‑à‑dire la diffusion en ligne d’informations privées dans l’intention de nuire.
Les faits reprochés et le déroulé de l’enquête
Les faits, qui auraient eu lieu il y a environ deux mois, sont survenus au moment où Nicolas Sarkozy menait une tournée de promotion littéraire à travers la France, après sa sortie de la prison de la Santé, précise Le Parisien. Une plainte aurait été déposée, d’après une source proche du dossier, déclenchant les investigations de la BRDP.
Les magistrats ont retenu contre le suspect les qualifications de menaces et de doxing, des infractions pénales distinctes mais souvent combinées lorsqu’il s’agit de harcèlement en ligne. Si les chefs d’accusation sont retenus, le délit de doxing est passible, en l’état, d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, rappelle le quotidien. Les peines sont plus lourdes lorsque les victimes sont mineures (cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende).
Profil du suspect et antécédents
Toujours selon Le Parisien, l’individu interpellé est connu des services de police. Une source proche de l’enquête a décrit le profil du mis en cause en ces termes : « C’est un petit délinquant impliqué déjà par le passé dans du stupéfiant ou de l’extorsion. » Aucune information officielle n’a été communiquée à ce stade concernant sa garde à vue, son éventuelle mise en examen ou sa comparution devant un magistrat.
Les investigations menées par la BRDP visent à établir les responsabilités précises, la nature des messages ou des éléments diffusés, ainsi que l’existence éventuelle d’un passage à l’acte ou d’une mise en danger réelle des personnes visées. Les procédures pour menaces et pour atteinte à la vie privée via Internet peuvent impliquer des expertises techniques pour tracer l’origine des publications.
Un contexte déjà marqué par des menaces contre la famille Sarkozy
Le dossier s’inscrit dans une série d’affaires similaires touchant la famille Sarkozy. En septembre 2023, un homme de 38 ans, déclaré souffrir de troubles psychiatriques, avait été arrêté à Paris pour avoir proféré des menaces de mort contre l’ancien chef de l’État et son fils Jean. Une enquête pour menaces répétées avait alors été ouverte, rappelle Le Parisien.
Ces épisodes successifs illustrent la vigilance des services de police face aux menaces adressées aux personnalités publiques et à leurs proches, mais aussi les difficultés à prévenir et sanctionner les attaques orchestrées ou amplifiées via les réseaux numériques.
À ce stade, les éléments rapportés par la presse restent ceux fournis par les enquêteurs et des sources proches du dossier. Les investigations en cours détermineront si les informations publiées en ligne constituent des infractions caractérisées et permettront d’évaluer l’ampleur du préjudice subi par les victimes présumées.
Aucune suite judiciaire définitive n’a encore été rendue publique concernant cette affaire au moment de la parution des informations du Parisien.


