Selon une enquête du Parisien publiée le 4 février 2026, une nouvelle affaire embarrassante vise Matthieu Delormeau. L’animateur, chroniqueur de TBT9 aux côtés de Cyril Hanouna, est accusé d’avoir tenu des propos insultants et potentiellement racistes lors d’une altercation enregistrée au commissariat central couvrant les 5ᵉ et 6ᵉ arrondissements de Paris.
Les faits reprochés au commissariat
Les événements se seraient déroulés le 7 janvier 2026, lorsque Matthieu Delormeau se serait rendu au commissariat pour déposer plainte à la suite, selon lui, d’une « queue de poisson » sur la route. D’après les procès-verbaux consultés par Le Parisien, l’animateur aurait alors affirmé être certain que le conducteur en cause était « un arabe » : une phrase consignée dans les rapports policiers.
Toujours selon le quotidien, la situation aurait dégénéré dans la salle d’attente. Les policiers auraient noté des propos insultants — « charlots », « police de merde » — et des menaces verbales : « Vous ne servez à rien ! ». Les agents auraient aussi relevé une accusation visant « les gens dans les cités » et jugé que M. Delormeau ne semblait pas « dans un état normal » au moment des faits.
Le Parisien rapporte enfin que l’animateur aurait menacé d’aborder l’affaire à la télévision pour nuire à l’image des policiers, affirmant être en contact avec le Premier ministre Sébastien Lecornu et montrant, selon lui, des échanges WhatsApp. Le cabinet du Premier ministre a formellement démenti cette version, indique le quotidien.
Le soir même, Matthieu Delormeau est revenu sur l’épisode à l’antenne de W9. Face caméra, il s’est emporté : « C’est une honte ! » et a déclaré, à propos d’un policier présent lors de l’incident, « Le flic qui était là, c’est un charlot, je lui ai dit ». Par ailleurs, deux policiers ont effectué une main courante et un dépôt de plainte pour outrage est à l’étude, toujours selon les informations publiées par Le Parisien.
Un contexte judiciaire déjà chargé
Cette affaire intervient alors que Matthieu Delormeau traîne des antécédents judiciaires. Le Parisien rappelle plusieurs démêlés passés, notamment des interpellations liées à des transactions visant à se procurer de la cocaïne. Lors de l’altercation au commissariat, l’animateur aurait fait référence à ses « interpellations pour cocaïne » et affirmé avoir reçu « trois mois avec sursis pour quelques grammes de cocaïne », détail rapporté par le quotidien à partir des échanges consignés.
Ces épisodes passés l’avaient conduit, selon ses propres aveux, à suivre des cures de désintoxication. Delormeau avait évoqué ses années de lutte contre l’addiction lors de son retour à l’antenne en septembre dernier, précisant qu’il avait été en cure pour se sevrer.
Le nouvel incident s’ajoute, par ailleurs, à une altercation récente avec un chauffeur VTC, survenue quelques jours auparavant. Ces suites d’affaires publiques risquent, si elles se confirment, d’entacher davantage l’image médiatique de l’animateur.
Ce qui reste à établir
À ce stade, les éléments rapportés proviennent des procès-verbaux et du récit du Parisien. Matthieu Delormeau n’a pas publié de réaction officielle directement aux accusations détaillées par le quotidien. Les informations doivent donc rester qualifiées d’allégations en attente d’éventuelles suites judiciaires ou d’une version complète du principal intéressé.
La procédure engagée par les policiers — main courante et possible dépôt de plainte pour outrage — pourra apporter des précisions supplémentaires sur les circonstances et la qualification des propos retenus. Le cabinet du Premier ministre ayant démenti le contact évoqué, cette partie du récit paraît, pour l’instant, infirmée par la communication officielle.
En l’état, l’affaire illustre une nouvelle étape dans la trajectoire médiatique et judiciaire de Matthieu Delormeau. Les faits rapportés, s’ils sont avérés, relanceront sans doute le débat public autour du comportement des personnalités médiatiques et de leurs relations avec les forces de l’ordre.


