Actrice discrète ces dernières années, Mathilde Seigner est sortie de sa réserve ce dimanche 22 février 2026 pour promouvoir un nouveau téléfilm et évoquer un projet personnel plus intime : un possible one-woman-show. Invitée de Michel Drucker sur le plateau de Vivement Dimanche, elle a présenté Au cœur de nos terres, un unitaire signé Didier Le Pêcheur, et esquissé les contours d’un spectacle solo qu’elle caresse depuis quelque temps.
Au cœur de nos terres : un rôle ancré dans la campagne
Dans Au cœur de nos terres, Mathilde Seigner incarne Laure, une représentante en équipements agricoles contrainte de revenir à la ferme familiale après « un terrible incident ». Le téléfilm, dont elle assure la promotion, s’attache à décrire le monde rural et les enjeux humains qui l’habitent.
La comédienne a expliqué que l’idée de ce projet lui revient en grande partie : « J’ai eu cette idée de faire cet unitaire sur l’agriculture. Ça sera peut-être une collection qu’on va décliner avec la même famille de mes actrices », a-t-elle déclaré, précisant que ce concept pourrait donner lieu à d’autres épisodes autour des mêmes personnages ou d’une même famille.
Mathilde a aussi mentionné que ce projet venait, en partie, d’une réflexion menée avec son compagnon, Mathieu Petit. Elle n’a en revanche pas détaillé davantage leur collaboration sur l’écriture ou la production, se concentrant sur le portrait de Laure et l’atmosphère du film.
Un one-woman-show en gestation : confidences et doutes
Au-delà du téléfilm, l’entretien avec Michel Drucker a permis d’aborder un désir de longue date : monter un seul en scène. Avec franchise, Mathilde Seigner a reconnu la difficulté du projet et son ambivalence face à l’idée de se livrer seule sur scène. « Je suis en train de faire quelque chose. C’est dur. J’espère que j’y arriverai. C’est pour ça que je ne veux pas trop en parler, parce que je ne sais pas si j’y arriverai », a-t-elle admis, évoquant le vertige que lui inspire l’idée que cela puisse intéresser le public.
Elle a décrit la forme qu’elle imagine pour ce spectacle : « Je voudrais faire une masterclass déguisée, sans journalistes. Comme une conversation intime avec le public », a-t-elle expliqué. L’objectif semble être de conserver une proximité réelle, presque informelle, plus qu’un format traditionnel de spectacle.
Dans ce projet, une anecdote ancienne a refait surface : une suggestion de Laurent Gerra, « il y a très, très longtemps », selon Mathilde. Le comique lui aurait proposé une mise en scène particulière et un titre en jeu de mots : « si tu fais un seul en scène, il faut que ça se passe chez toi et que ça s’appelle Là chez moi ». Elle a joué la note explicative : « Tout le monde a compris là ? Il y a un jeu de mots. ‘Lâchez-moi’, foutez-moi la paix. »
Mathilde a ajouté qu’elle envisage d’investir cet espace domestique et intime, « Je serai chez moi, en pyjama, je n’en sais rien. Et alors je les reçois, je dis ce que je veux, je fais ce que je veux », traduisant le souhait d’un contact direct et spontané avec le public plutôt que d’une mise en scène cadrée.
Imitations, chansons et travail d’écriture
Le projet inclurait également des imitations, un registre que Mathilde connaît et qu’elle voudrait développer sur scène. « Il faut les amener les imitations, mais il faut écrire. Il y aura Sophie Marceau, il y aura Adjani. Il y aura celles que je fais le mieux et je chanterai peut-être Vartan. Mais c’est du travail », a-t-elle précisé, soulignant la nécessité d’un travail d’écriture et de mise au point avant de franchir le pas.
Ces éléments montrent que l’idée est déjà structurée sur le plan créatif, même si elle reste au stade de projet. L’évocation d’artistes précises illustre le ton et la palette qu’elle souhaite donner à son spectacle, oscillant entre humour, imitation et confidences personnelles.
Pour l’heure, Mathilde Seigner poursuit la promotion d’Au cœur de nos terres et prend le temps de préparer, semble-t-il, son éventuelle entrée en solo. Restera à savoir si elle ira jusqu’au bout de cette ambitieuse incursion sur scène. Affaire à suivre.


