Dans un métier où les emplois du temps sont souvent chaotiques, Marilou Berry dit savourer un moment rare : celui de partager du temps au quotidien avec ses parents à l’âge adulte. Invitée aux côtés de sa mère, la comédienne Josiane Balasko, sur le plateau du JT de 20 heures de France 2, l’actrice de 42 ans a évoqué avec émotion et humour ce rapprochement familial qui accompagne un projet artistique commun. Josiane Balasko, âgée de 75 ans, et sa fille se préparent à monter sur les planches pour plusieurs mois, une expérience qui réinvente leur quotidien et leur relation.
Une complicité mère-fille sur scène et hors-caméra
Marilou Berry a expliqué sur France 2 combien elle se sentait heureuse de vivre cette proximité retrouvée. Pour elle, la cohabitation artistique et quotidienne avec sa mère fait remonter des sensations d’enfance : un rythme plus doux, une complicité spontanée, des moments de légèreté partagés loin des projecteurs habituels. Ce constat prend d’autant plus d’importance qu’il reste rare, selon l’actrice, d’avoir la chance de passer ainsi du temps avec ses parents à l’âge adulte.
Le contexte de cette proximité n’est pas seulement privé : il s’inscrit dans un projet professionnel concret. À partir de janvier, mère et fille seront à l’affiche de la pièce Ça c’est l’amour et partageront la scène pendant plusieurs mois. Cette collaboration, qui n’est pas leur première rencontre artistique, marque toutefois une première pour la durée et l’intensité du travail commun sur scène.
Un projet théâtral comme point de rapprochement
La pièce Ça c’est l’amour servira de support à une exploration intergénérationnelle qui mêle vie personnelle et création. Pour les deux comédiennes, la répétition et la tournée à venir offrent une occasion de déployer une complicité déjà connue du public, mais désormais ressentie au quotidien. Sur France 2, elles ont partagé leur enthousiasme, soulignant le caractère « intense et riche en émotions » de l’aventure à venir. Ce sera, pour elles, un terrain d’expression où l’affectif et le professionnel se répondent.
Si le spectacle promet de montrer la connivence de mère et fille sur scène, il agit également comme une parenthèse dans le tempo effréné de la vie d’artiste. Les jours de répétition, les discussions en coulisses, les trajets vers les théâtres et les soirées après représentation sont autant d’occasions de travailler la réplique comme la relation. La dimension publique de leur travail ne dissipe pas l’intimité de ce rapprochement : au contraire, elle la met en lumière.
Marilou n’oublie pas non plus le souvenir familial qui plane en arrière-plan. Elle a évoqué la mémoire de son père, le sculpteur Philippe Berry, décédé en 2019. Sa présence, même absente, semble renforcer la portée affective de cette période partagée entre mère et fille. Le rapport à l’héritage familial, artistique et sentimental constitue ainsi une composante importante de cette expérience.
Dans un monde où chacun jongle entre obligations professionnelles, parentalité et projets personnels, le témoignage de Marilou Berry résonne comme un rappel de l’importance des moments simples et partagés en famille. Pour elle, cette parenthèse est recebue comme un cadeau : une opportunité d’être proche d’une figure parentale encore active et disponible, et de transformer cette proximité en création artistique.
Le projet théâtral promet donc d’être plus qu’une simple collaboration professionnelle. Il s’agit d’un dialogue entre générations, d’une mise en scène de la tendresse et d’une exploration de la relation mère-fille sous l’éclairage public. Les spectateurs retrouveront sur scène deux artistes que le public connaît bien, mais cette fois unies par un quotidien partagé et une intimité rendue visible.
Reste à voir comment cette expérience prolongée influencera leurs carrières et leur relation à long terme. Pour l’instant, Marilou Berry et Josiane Balasko semblent accueillir cette période avec gratitude et curiosité, prêtes à transformer un temps retrouvé en une aventure théâtrale et humaine.


