En pleine promotion du prochain épisode du Nounou, Linda Hardy était l’invitée de Thomas Isle dans Culture Médias, ce lundi 23 février 2026. L’actrice a profité de l’entretien pour revenir longuement sur son départ de la quotidienne Demain nous appartient, qu’elle qualifie de forcé et qui l’a visiblement marquée.
Son départ évoqué sans fard
Interrogée sur la manière dont elle avait quitté la série, Linda Hardy a d’abord corrigé la formule souvent entendue chez les comédiens : « Contrairement à tous les comédiens qui disent en général : ‘Oui, j’avais fait le tour du rôle, je voulais passer à autre chose’, vous, vous avez clairement dit regretter de quitter la série, de ne plus avoir ce personnage que vous aimiez », lui a lancé le journaliste.
La comédienne n’a pas caché sa déception. « En fait quand on est dans des séries comme ça, récurrentes, dans une quotidienne, on sait, quand on arrive, qu’à un moment on peut avoir envie de se séparer de vous. (…) Quand on m’a annoncé – mais je l’avais un peu senti venir – quand on m’a dit : ‘Voilà, on va se séparer de Clémentine’, j’ai dit, ‘Ok, mais moi, par contre, juste, voilà, je vous le dis, je ne vais pas faire la fille qui a 150 000 autres projets à côté, et qui, en fait, s’en va, parce que…’ Mais non, en fait, j’accepte de partir, parce que c’est le jeu, ça arrive souvent, mais en fait, j’étais bien là».
Elle ajoute, sobrement et sans amertume : « Et je suis contente de dire que j’étais bien là et que je serais bien restée plus longtemps. » Cette franchise souligne combien son départ n’a pas été motivé par un ras-le-bol professionnel mais par une décision de production.
Un personnage marquant et une porte encore ouverte
Linda Hardy a rappelé que Clémentine, son personnage, avait traversé des intrigues fortes et parfois extrêmes, ce qui explique l’empreinte laissée auprès du public. « Ce sont des personnages qui sont tellement dingues. C’est-à-dire que moi, Clémentine, elle est tombée amoureuse de son élève de 17 ans. Après, elle était paraplégique. Ensuite elle a été poursuivie… On vit plusieurs vies », a-t-elle résumé.
La violence de la sortie du personnage reste présente dans les mémoires : « Elle est morte avec de l’acide dans un tonneau. D’ailleurs, c’était drôle parce que ce week-end, je jouais, on était au Puy-en-Velay et la dame me dit : ‘Quand même… Le tonneau avec l’acide… Whouah !’ » Cette anecdote illustre l’impact des scénarios spectaculaires et la façon dont ils marquent le public.
Malgré la tournure tragique de la disparition, Linda Hardy se montre ouverte à l’idée d’un retour. Lors de l’émission, Anissa Haddadi a lancé une proposition sur le ton de la plaisanterie : « Il faut lui trouver une sœur jumelle à Clémentine pour la faire revenir. Une sœur jumelle qui vivait au Costa Rica. » La comédienne a validé l’idée sans réserve : « Mais j’ai dit, à un moment donné, j’aimerais bien, allez, on coupe les cheveux courts et tout. (…) »
Ce que dit l’entretien
Tout au long de l’échange avec Thomas Isle, Linda Hardy a alterné lucidité et humour. Elle a reconnu avoir senti son éloignement se profiler, mais aussi affiché son attachement au rôle et à la série. Son propos ne laisse pas apparaître de rancœur publique, plutôt une appréciation sincère de ce qu’elle a vécu au sein de la production.
La tonalité de l’interview montre aussi la réalité des séries quotidiennes : des personnages qui traversent des vies multiples, des décisions de casting qui peuvent surprendre, et des fins de parcours parfois spectaculaires. Pour l’actrice, l’histoire de Clémentine appartient désormais au patrimoine des intrigues marquantes de la série.
En revenant sur son éviction, Linda Hardy a donc livré un témoignage franc et nuancé. Elle a dit regretter de ne plus avoir le personnage, tout en acceptant la logique d’une fiction qui se renouvelle sans cesse. Et en laissant la porte ouverte, avec ironie et fantaisie, à un éventuel come-back sous une forme détournée — sœur jumelle ou coup de théâtre scénaristique.


