Une treizième saison ancrée dans l’actualité
Jean-Luc Reichmann retrouve les écrans ce jeudi 12 février 2026 avec la treizième saison de Léo Mattéï : brigade des mineurs, diffusée sur TF1. Composée de six épisodes, cette nouvelle salve a été tournée à l’automne dernier à Marseille et dans ses environs.
La production annonce des intrigues centrées sur la transmission entre les générations, un thème volontairement mis en avant par les scénaristes. Selon La Provence, la série propose « des scénarios rattrapés par les unes des journaux de ces derniers jours », une proximité assumée avec des faits de société souvent violents.
Jean-Luc Reichmann a commenté ce parti pris dans les colonnes de nos confrères. Il explique que la fiction se nourrit de l’actualité et souligne : « Toutes ces agressions, ces phénomènes de rapts : tout ce qu’il se passe dans l’actualité est retracé dans la série. On ne peut pas être plus proche de l’actualité. »
Quand la fiction rencontre les faits
Cette convergence entre fiction télévisuelle et faits divers n’est pas nouvelle, mais elle prend un relief particulier lorsque des événements sensibles font la une internationale. La série, qui suit une brigade spécialisée contre les violences faites aux mineurs, aborde des thèmes difficiles. Les auteurs ont choisi de s’inspirer de l’air du temps tout en restant dans le cadre d’une fiction policière.
La tonalité des épisodes et la mise en scène des enquêtes visent à rendre compte de la complexité des liens entre victimes, auteurs et institutions. Les téléspectateurs retrouveront ainsi l’univers procédural de Léo Mattéï, mais calibré cette fois-ci autour d’histoires où la transmission familiale et sociétale tient la première place.
L’affaire Epstein : des documents qui relancent la controverse
Parallèlement à la sortie de la série, la sphère médiatique s’est de nouveau enflammée à propos de l’affaire Jeffrey Epstein. Le financier, reconnu coupable en 2008 en Floride pour trafic de mineures (NDLR), reste au centre d’une controverse alimentée par la publication de documents qualifiés d’inédits, souvent désignés sous le nom d’« Epstein Files ».
Ces nouveaux éléments divulgués ces derniers jours comprendraient des clichés, des courriels, des listes de personnalités et des témoignages, d’après les médias américains et les échanges sur les plateformes sociales. La diffusion de ces documents a relancé le débat public et suscité une vague d’interrogations sur l’étendue du réseau et les responsabilités potentielles de diverses figures publiques.
Les réactions publiques : Jack Lang et la famille Lang
Parmi les noms apparus dans les documents récemment déclassifiés par les autorités américaines figure celui de l’ancien ministre de la Culture Jack Lang. Interrogé sur RTL, il a nié toute implication dans des affaires sordides et livré une réponse ferme : « Je ne l’ai pas connu comme prédateur sexuel. » Il a ajouté : « Je ne crains rien. Je me sens blanc comme neige. »
La publication des dossiers a eu des répercussions immédiates au sein de l’entourage. Caroline Lang, fille de Jack Lang, a annoncé avoir quitté son poste de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante (SPI). Selon un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP), sa décision est intervenue peu après la révélation des documents.
Ces développements illustrent la manière dont des éléments parus dans la sphère publique peuvent affecter des carrières et des institutions, même lorsque les personnes concernées contestent les faits. Les noms cités dans des documents officiels ou fuités doivent encore être évalués par des enquêtes et confrontés aux procédures judiciaires appropriées, lorsque celles-ci existent.
Sur le plan télévisuel, la diffusion de la treizième saison de Léo Mattéï intervient donc dans un climat médiatique chargé. Pour les créateurs de la série, l’actualité renforce la pertinence du propos et la nécessité d’aborder, par la fiction, des sujets de société difficiles à traiter autrement.
La nouvelle saison s’annonce ainsi à la fois comme un divertissement policier et comme une réflexion sur la manière dont la société fait face aux violences touchant les plus jeunes. Les premiers épisodes, diffusés sur TF1, permettront de mesurer l’équilibre trouvé entre réalisme et respect des victimes, un exercice délicat pour une fiction qui se veut au plus près de l’époque.


