Depuis le 1er septembre, Léa Salamé a pris les rênes du journal télévisé de 20 heures de France 2 en semaine, succédant à Anne-Sophie Lapix. Agée de 46 ans et connue pour son émission « Quelle époque ! », la journaliste a traversé des débuts contrastés auprès du public avant d’afficher, quatre mois plus tard, des signes apparents d’assurance et de décontraction à l’antenne.
Une séquence qui sort du cadre habituel
Le 6 janvier, une séquence diffusée en fin d’édition a illustré ce changement de ton. Le reportage, signé Jean-Paul Chapel, portait sur le démarrage des soldes d’hiver le 7 janvier en France — à l’exception de la Lorraine et des territoires d’Outre-mer — et s’intéressait aux remises à venir. Jean-Paul Chapel, journaliste économique reconnu au sein de la rédaction, présente régulièrement ce type de sujets.
À la clôture du sujet, Léa Salamé a livré une remarque légère face caméra qui a surpris certains téléspectateurs : « Il n’y a que les lunettes de Jean-Paul Chapel qui ont changé en dix ans ! ». Prononcée sur le ton de l’humour, cette boutade a rompu avec la solennité habituelle du format du 20 heures, plus attendu pour son sérieux que pour les tirades en aparté.
Réaction sur les réseaux et contexte rédactionnel
La phrase a rapidement circulé sur les réseaux sociaux dès sa diffusion. Il s’agissait, selon les éléments disponibles, d’une plaisanterie entre collègues — deux professionnels qui se côtoient au quotidien au sein de France Télévisions, des couloirs de la rédaction jusqu’aux conférences de rédaction. Aucun élément publiquement connu n’indique qu’il y ait eu de suite officielle ou de tension entre les protagonistes.
À la question de savoir si ce ton plus léger répond à une stratégie d’audience, les faits fournis par les mesures d’audience apportent un contexte chiffré. Sur la période septembre-décembre 2025, la période suivant sa prise de fonctions, Léa Salamé a réuni en moyenne 3,78 millions de téléspectateurs, soit une part d’audience de 19,7 %, selon les chiffres publiés et relayés par La Dépêche du Midi.
Un an auparavant, sur la même période, Anne-Sophie Lapix attirait en moyenne 4 millions de téléspectateurs, correspondant à 20,1 % de part d’audience, d’après Médiamétrie. Ces chiffres montrent une légère érosion des audiences depuis le changement de présentation, sans pour autant constituer une rupture brutale.
Entre légèreté et exigence du JT
Le 20 heures conserve une exigence éditoriale forte, et toute prise de liberté à l’antenne est susceptible d’attirer l’attention. La boutade de Léa Salamé s’inscrit dans un registre informel et complice, perceptible surtout pour ceux qui suivent quotidiennement la rédaction et ses interactions. De nombreux présentateurs adoptent parfois un ton plus personnel en fin d’édition, mais le recours à l’humour dans un journal national demeure une zone sensible pour une partie du public.
Sans éléments supplémentaires, il serait hasardeux d’y voir une stratégie délibérée visant à remodeler le format du journal. En revanche, la séquence témoigne que la journaliste s’autorise désormais des variations de ton, signe possible d’une prise de marque progressive à l’antenne.
Sur le plan personnel, la présentation du journal s’inscrit aussi dans le parcours public de Léa Salamé, qui est par ailleurs compagne de Raphaël Glucksmann. Cette précision, souvent mentionnée dans les portraits, rappelle la visibilité médiatique accrue de la journaliste depuis qu’elle occupe cette place à l’antenne.
Qu’il s’agisse d’une simple réplique entre collègues ou d’une volonté d’installer un style plus décontracté, la diffusion de la séquence montre que les choix de ton au 20 heures continuent de susciter l’attention. Reste à observer, sur les prochains mois, si ces variations auront un impact notable sur l’évolution des audiences ou sur la perception du public.


