Le retour du jeu culte Le Bigdil sur RMC Story rencontre un vif succès, vingt ans après sa première diffusion sur TF1. La nouvelle version a déjà lancé sa saison 2 sur la TNT et, le 10 octobre 2025, la chaîne prévoit une spéciale célibataires et une spéciale chevaliers. Vincent Lagaf’ s’est investi dans ce come-back et n’aurait manqué cette relance pour rien au monde.
Un pilier absent mais une surprise nostalgique
Pourtant, un des personnages emblématiques de l’émission n’avait pas l’intention de revenir au prime time : Ramuncho, le ménestrel bègue reconnaissable à son chapeau péruvien, sa chemise blanche à bretelles rouges et son pantalon noir relevé sur des chaussettes hautes. Intervenant musical et comique aux mimiques absurdes, Ramuncho a marqué la mémoire des téléspectateurs du Bigdil.
Hervé Budin, l’homme derrière le personnage, avait refusé de réintégrer le format à plein temps. Cependant, il a accepté de faire une apparition surprise lors de la spéciale années 90 diffusée le vendredi 2 mai 2025. Ce retour éclair a été organisé à la demande de son ami et ancien présentateur, Vincent Lagaf’.
Le comédien retrouvant ses automatismes
Dans un entretien accordé à Télé Loisirs à l’occasion de cette réapparition, Hervé Budin, présenté dans l’article comme âgé de 65 ans, a expliqué qu’il n’avait eu aucune difficulté à reprendre le costume : « je l’ai fait instantanément. Vincent a été surpris parce qu’il a retrouvé les mêmes mimiques chez moi qu’il y a 27 ans ». Il a également évoqué l’émotion de ces retrouvailles : « Oui, il y a eu beaucoup d’émotions. C’était aussi le fait de retrouver des gens du staff technique que je n’avais pas vu depuis des années. On s’est retrouvés dans une machine à voyager dans le temps. »
Ramuncho avait incarné ce rôle pendant cinq ans à la télévision, de 1998 à 2003. Il rappelle que c’était sa décision d’arrêter avant la fin du programme : « C’était une décision de ma part parce que j’avais fait le tour de mon personnage après cinq années et que je voulais me dégager du temps pour faire autre chose, notamment de l’écriture ». Il assure que la séparation s’est faite naturellement : « Cela s’est fait naturellement ».
Une vie loin des projecteurs
Depuis son départ du petit écran, Hervé Budin a mené plusieurs activités. Il raconte qu’en 2008 il a aidé son épouse dans sa pharmacie pendant cinq ans : « Après, en 2008, j’ai aidé mon épouse pendant cinq ans dans sa pharmacie. J’y ai exercé en tant que médecin tout en poursuivant mes activités artistiques, comme la publication d’un livre (L’homme aux pieds nus, publié en 2017, ndlr) ». Cette phrase reprend les termes employés par l’intéressé lors de l’entretien.
Parallèlement, il a continué d’écrire. Il a aussi été auteur pour la série Nos chers voisins sur TF1, avant de se consacrer au quotidien de la pharmacie familiale, située à Gagny et appartenant à sa femme Nadine. Aujourd’hui, Hervé Budin n’exerce plus comme comédien régulier à la télévision, mais il reconnaît que son goût pour l’art reste présent : « Quand on a ce côté artistique dans le sang, c’est difficile de l’abandonner ! Aujourd’hui encore, j’écris toujours ».
Il prend bien le fait d’être parfois reconnu par des clients : « J’étais grimé dans le personnage de Ramuncho donc c’est difficile de me reconnaître quand je suis sérieux devant des médicaments. Mais parfois, il y a des gens qui arrivent dans la pharmacie en disant : ‘Oh, Le Bigdil, c’est un super souvenir !’ »
Pourquoi il a d’abord refusé, et pourquoi il est revenu
Vincent Lagaf’ a expliqué à Télé Loisirs qu’il avait d’abord pensé à Hervé Budin en relançant Le Bigdil, mais que l’acteur « n’avait pas envie de reprendre le bastringue. Je le comprends ». Le présentateur a évoqué le souhait de Budin de rester en dehors du circuit médiatique : « Il a 63 ans. Il m’a dit qu’il n’avait pas envie qu’on le croise dans la rue et lui fasse : ‘Salut, coucou, tout le monde, les gens’ ». Cette mention de 63 ans, donnée par Lagaf’, diffère de l’âge indiqué ailleurs dans l’interview (65 ans) ; il s’agit d’une légère incohérence rapportée telle quelle.
Lagaf’ a ajouté qu’il se mettait à sa place : « Il a complètement lâché le show-business. Il est dans le milieu pharmaceutique ». Et de souligner la portée de la courte réapparition : « Il est revenu juste par nostalgie. Et donc, il a revêtu le costume de Ramuncho et ça s’est très bien passé ».
Pour les amateurs de télévision d’antan, cette apparition de Ramuncho aura été l’un des moments forts du come-back du Bigdil, mêlant émotion et souvenir tout en rappelant que certains artistes préfèrent désormais une vie loin des projecteurs, retrouvant ponctuellement leur public lorsque l’envie de replonger dans le passé prend le dessus.


