Ce jeudi 25 septembre 2025, Karine Le Marchand a utilisé ses réseaux sociaux pour alerter ses abonnés : une personne se fait passer pour elle et aurait déjà escroqué un internaute de 3 500 euros en lui faisant croire que la somme devait bénéficier à une association.
Une escroquerie assistée par l’intelligence artificielle
Selon l’animatrice, l’arnaque repose sur des images et des vidéos réalisées à l’aide de l’intelligence artificielle. La séquence incriminée, qui circule notamment sur WhatsApp, reproduit suffisamment bien le visage et la voix pour tromper un interlocuteur peu méfiant.
La star, souvent surnommée « la marraine des agriculteurs », a reconnu la qualité du montage : « la vidéo n’est pas si mal faite ». Elle signale toutefois un détail révélateur : un léger délai au niveau des yeux, un artefact fréquent des deepfakes. Ce petit défaut peut suffire, pour un observateur averti, à douter de l’authenticité.
« Je ne demanderai jamais d’argent » : le message de l’animatrice
Karine Le Marchand a insisté sur un point clé et l’a formulé sans ambiguïté : « C’est de l’arnaque ». Elle a précisé comment se déroulent souvent ces tentatives et les canaux privilégiés par les escrocs. « Il y a des trucs qui circulent sur WhatsApp. Si on vous contacte en disant que c’est moi… bah non, en fait. (…) Je ne demanderai jamais d’argent à des gens que je ne connais pas. Déjà, aux gens que je connais, je ne demande rien. C’est de l’arnaque, je ne contacte personne sur WhatsApp », a-t-elle déclaré.
Son avertissement vise en priorité les personnes plus vulnérables aux sollicitations numériques. La combinaison d’un visage familier, d’un message personnalisé et d’un appel à la générosité crée une situation où il devient difficile de distinguer le vrai du faux, notamment sur des applications de messagerie privées.
Rappel du précédent : l’affaire du faux Brad Pitt
Cette mise en garde intervient huit mois après une autre affaire très médiatisée : l’arnaque au faux Brad Pitt qui a touché Anne Deneuchatel. En début d’année, cette dernière a été victime d’une escroquerie lors de laquelle elle a perdu près de 830 000 euros, selon les informations rendues publiques.
Marquée par cette mésaventure, Anne Deneuchatel a pris la parole et a écrit un livre, Je ne serai plus une proie. Manipulations et arnaques : lumières sur l’affaire du faux Brad Pitt (éd. Alisio). Elle explique y avoir voulu raconter son expérience et tirer des leçons pour prévenir d’autres victimes.
Dans la continuité de cet engagement, Anne Deneuchatel a indiqué son intention de créer une association destinée à aider les personnes victimes d’arnaques en ligne. Son projet vise notamment à offrir des ressources pour repérer les tentatives d’escroquerie et accompagner les démarches juridiques et psychologiques des victimes.
La répétition de ces affaires — du faux Brad Pitt à la fausse Karine Le Marchand — illustre la montée en puissance des deepfakes et des techniques d’usurpation d’identités numériques. Les cas rapportés montrent que les pertes peuvent être importantes et que la riposte nécessite à la fois de la vigilance individuelle et des dispositifs collectifs d’aide aux victimes.
Karine Le Marchand a choisi la transparence pour prévenir son public. Son message, direct et ferme, rappelle une évidence qui mérite d’être répétée : face à une sollicitation inattendue demandant de l’argent, la prudence s’impose.


