Ce week-end, Karell, candidate révélée par l’émission L’amour est dans le pré, a partagé sur Instagram un message empreint d’émotion où elle évoque une décision lourde à prendre dans son activité d’éleveuse. « Aujourd’hui j’ai un peu le coeur lourd », confie-t-elle face caméra, avant d’expliquer pourquoi elle a dû se résoudre à laisser partir Huguette, l’une de ses plus vieilles vaches, âgée de 13 ans.
Une blessure qui n’a jamais guéri
Selon les informations partagées par Karell, tout a basculé l’an dernier, après une blessure au dos causée par un taureau au pré. Malgré les soins prodigués, l’état d’Huguette ne se serait jamais réellement amélioré. « J’ai essayé de la soigner, on a fait venir l’ostéopathe, je pensais qu’elle allait se remettre en la laissant tranquille, mais rien n’y fait », rapporte l’éleveuse.
Face à la persistance des souffrances de l’animal, Karell a fait appel au vétérinaire. C’est ce professionnel qui a conduit à l’ultime décision : mettre fin aux souffrances d’Huguette afin qu’elle parte « dans la dignité ». « J’ai fait venir le véto et il a fallu prendre la décision de la laisser partir dans la dignité », explique-t-elle.
Entre attachement et devoir professionnel
La publication d’Instagram révèle l’ambivalence ressentie par l’éleveuse : d’un côté, l’attachement à un animal qu’elle décrit comme une « vieille » compagne de travail, de l’autre, la responsabilité de préserver le bien-être des bêtes. Karell insiste sur le caractère humain de ce choix : « C’est un peu comme les humains, nos bêtes ont aussi le droit de partir dans la dignité. C’est notre devoir à nous, éleveurs, de les soulager quand ça ne va pas. »
En pleurs, elle précise également avoir pris des dispositions pour que Huguette ne subisse pas d’attente inutile : « Je l’ai prévenue l’abattoir afin qu’Huguette n’attende pas. On la chouchoute. » Puis, plus intime : « Il va falloir que je lui dise adieu. J’en ai gros sur le cœur, mais c’est mon devoir. »
La réalité moins visible du métier
Le témoignage de Karell illustre un aspect souvent méconnu du quotidien des éleveurs. L’image romantique du coucher de soleil sur les prés côtoie des décisions vétérinaires difficiles, prises dans l’intérêt de l’animal et du cheptel. Si la candidate doit composer avec l’émotion, elle rappelle que ces choix relèvent avant tout d’une éthique professionnelle liée au bien-être animal.
Plusieurs éléments du récit sont présentés comme des confidences personnelles de Karell, issues de sa publication sur Instagram. Le recours à un ostéopathe, l’intervention du vétérinaire et la décision d’éviter une attente à l’abattoir figurent parmi les étapes qu’elle a décrites elle-même.
Réactions et portée
La publication de l’éleveuse a suscité des réactions sur les réseaux sociaux, témoignant de l’émotion que suscite ce type d’annonce. Parmi les soutiens, la proximité avec l’émission et la figure de Karine Le Marchand est rappelée : Karell est régulièrement présentée comme la protégée de l’animatrice, lien qui renforce l’attention médiatique portée à ses paroles.
Sans minimiser la peine que procure une telle décision, l’éleveuse a voulu souligner qu’il ne s’agissait pas d’un choix économique ou impulsif, mais d’une réponse face à la souffrance persistante d’un animal. Son message vise autant à expliquer sa démarche qu’à partager une expérience humaine du métier.
Le cas d’Huguette, tel que relaté par Karell, met en lumière la part d’intimité et de responsabilité qui accompagne la gestion d’un troupeau. Pour beaucoup d’éleveurs, la fin de vie d’un animal conduit à des arbitrages déchirants, où la compassion et la rigueur professionnelle se rencontrent.


