Chaque matin, Julien Courbet prend les commandes de Ça peut vous arriver, le magazine diffusé en direct sur RTL et M6. Accompagné d’avocats, de juristes et d’experts, l’animateur aide depuis des années des auditeurs confrontés à des litiges variés.
En vingt-cinq ans de carrière, celui qui présente également Capital a résolu des milliers de dossiers. Mais la médiation en direct n’est pas sans risques : le vendredi 17 octobre, l’émission a été le théâtre d’une confrontation tendue entre Julien Courbet et un artisan mis en cause.
Un appel tendu sur un litige de 1 200 euros
Comme l’a repéré le journaliste du Parisien Kévin Boucher, l’équipe de CPVA avait contacté un artisan dans le cadre d’un litige : une cliente lui reprochait de refuser de rendre 1 200 euros pour des travaux qu’il n’avait pas effectués. L’artisan a pris la ligne en direct et la conversation a rapidement dégénéré.
Au fil des échanges, l’homme a multiplié les invectives et les menaces physiques à l’encontre de l’animateur. Il a lancé à plusieurs reprises « Venez me voir » avant de porter des accusations plus graves, affirmant connaître les prétendus fournisseurs de drogue de Julien Courbet et menaçant de révéler leurs noms :
« M. Courbet, arrêtez de donner mon nom, sinon, je donne le nom de vos dealers ! » a-t-il déclaré en direct, selon la retranscription de la séquence.
Des accusations et des menaces visant aussi la vie privée
Face à ces accusations, Julien Courbet, qui n’en est pas à sa première passe d’armes, a gardé son calme et a invité l’interlocuteur à préciser ses allégations. L’homme n’a toutefois pas fourni de noms et a continué d’alterner injures et intimidations.
Il a notamment exhorté l’animateur à venir « jouer son one-man-show dans le sud », estimant qu' »il y en a quelques-uns qui vous cherchent ». Dans la même veine, il a ciblé la vie privée de Courbet en évoquant sa fille : « Occupez-vous de votre fille sur internet, et des conneries qu’elle fait », a-t-il ajouté.
Cette séquence, décrite comme « très venimeuse » par la rédaction qui l’a relayée, a visiblement gêné et agacé l’animateur, qui tentait de ramener le débat sur le fond du dossier : le remboursement de 1 200 euros demandé par la plaignante.
Réactions et diffusion de la séquence
La situation a été relayée sur les réseaux et par plusieurs médias. Public.fr a proposé de revoir l’extrait de l’émission, tandis qu’un internaute a partagé un extrait accompagné du commentaire : « @courbet_julien menacé en pleine émission de #CPVA ce vendredi ».
Dans le cadre d’une émission diffusée en direct, ce type d’incident illustre la difficulté pour les animateurs et les équipes de maintenir un débat apaisé lorsque des interlocuteurs excédés ou agressifs prennent la parole.
Julien Courbet, pour sa part, est régulièrement confronté à des situations tendues dans ses émissions, où la médiation entre plaignants et professionnels peut monter en intensité. Sur cette séquence précise, l’animateur a choisi de rester maître de la parole et de renvoyer l’échange vers le contenu du litige.
Le déroulé exact des échanges et l’absence de confirmation indépendante des accusations portées en direct par l’artisan imposent de la prudence. Aucune information publique supplémentaire n’a été communiquée immédiatement après la diffusion de l’appel, et il n’est pas fait état ici de suites judiciaires ou d’enquêtes liées à ces propos.


