Fils du chanteur Joe Dassin et de Christine Delvaux, Jonathan Dassin porte un héritage musical lourd mais familier. À 47 ans, l’auteur-compositeur évoque avec émotion la transmission artistique au sein de sa famille et le rapport de ses deux enfants, Jana et Jahlil, au legs de leur grand-père. Dans un entretien accordé à Gala le mercredi 21 janvier 2026, il revient sur la place qu’occupe Joe Dassin dans le quotidien de sa progéniture et sur la manière dont cet héritage se vit sans excès de culte.
Un héritage musical assumé mais sans culte
Jonathan Dassin affirme vouloir rester mesuré face à la renommée de son père. « Très tôt mes enfants ont su qui était leur grand-père. On ne loue pas un culte dans mon foyer, mais ils le connaissent très bien, et ils connaissent très bien ses chansons », confie-t-il à Gala. Cette phrase illustre la ligne qu’il tient depuis toujours : transmettre la mémoire familiale sans en faire une religion.
La précision sur la manière d’aborder ce patrimoine familial est importante. Jonathan distingue l’admiration et la connaissance de l’idolâtrie. Il insiste sur une approche quotidienne, naturelle, où les chansons de Joe Dassin côtoient d’autres influences. Le propos souligne aussi une fierté partagée : « Ils sont extrêmement fiers de qui il était et de ce qu’il représente aujourd’hui », rapporte-t-il en parlant de ses enfants.
Jana et Jahlil, une attirance précoce pour la musique
Les deux adolescents semblent déjà avoir trouvé leur place entre théâtre et musique. Jonathan précise que, bien qu’ils se consacrent au théâtre, ils montrent tous deux un attrait marqué pour la chanson et la pratique instrumentale. « Ils chantent bien et ils ont le sens du rythme », remarque-t-il, résumant en peu de mots les capacités qu’il observe chez eux.
Sa fille Jana se distingue par une activité vocale soutenue. « Ma fille chante beaucoup, il y a même une année où elle a fait plus de concerts que moi, alors qu’elle avait 11 ou 12 ans », raconte Jonathan. Cette remarque met en lumière une implication précoce et une expérience scénique qui surprend par son intensité pour une enfant de cet âge. Jonathan n’ajoute pas d’informations précises sur les lieux ou la nature de ces concerts, ce qui invite à la prudence avant toute généralisation.
Son fils Jahlil, quant à lui, semble d’avantage attiré par les instruments. « Il s’est mis à la batterie. » Cette phrase simple indique une préférence pour la pratique rythmique plutôt que pour le chant, et suggère une complémentarité dans les goûts musicaux des deux frères et sœurs.
Une famille fière et attentive
À travers ses propos, Jonathan Dassin dessine l’image d’une famille attentive à l’équilibre entre transmission et liberté. Les deux adolescents grandissent avec la conscience d’un héritage prestigieux, mais aussi avec la latitude de choisir leurs propres voies artistiques. L’accent est mis sur la fierté et sur la continuité, sans pression affichée pour reproduire le parcours du grand-père.
Le récit de Jonathan témoigne d’une transmission familiale qui se fait à la fois dans la reconnaissance du passé et dans la valorisation des initiatives personnelles de la nouvelle génération. Il évoque des talents naissants et une curiosité artistique qui, pour l’heure, s’expriment sans ambitions publiques formulées par leurs parents.
Si l’on imagine l’avenir, rien n’autorise à affirmer que Jana et Jahlil suivront les traces de Joe Dassin dans la chanson populaire. Jonathan lui-même semble privilégier une observation bienveillante plutôt que des projections. Il laisse entendre que, peut-être, un jour, ils monteront sur scène de manière plus régulière, mais sans garantir qu’ils emprunteront le même chemin artistique.
En cela, l’histoire familiale reste ouverte : héritage reconnu, expressions artistiques encouragées, liberté laissée aux choix individuels des adolescents. Les confidences de Jonathan à Gala donnent à voir un équilibre recherché entre mémoire familiale et autonomie créative.


