La glace a tremblé et la controverse a suivi : le programme de danse rythmique des Jeux Olympiques d’hiver, lundi 9 février 2026, a offert une fin dramatique et très commentée. Le couple français Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron a remporté la médaille d’or avec un total de 90,18 points sur la musique de Vogue de Madonna, devançant de peu les Américains Madison Chock et Evan Bates, crédités de 89,72 points.
Une victoire au finish et des réactions immédiates
La victoire serrée des Français n’a pas tardé à susciter l’incompréhension et l’émotion dans l’arène. Selon RMC Sport, des sifflets ont retenti parmi les spectateurs. Madison Chock, interrogée au micro d’Eurosport, a exprimé sa surprise : « Sur le score, je pense qu’on peut dire qu’on a été surpris parce qu’on a l’impression d’avoir patiné au niveau, si ce n’est mieux, que ce qu’on a fait sur le team event. Mais le score est un peu en dessous… »
La lecture des notes explique en partie cette réaction : l’écart entre or et argent est de seulement 0,46 point, une marge minime qui alimente les débats sur l’arbitrage et l’interprétation technique des performances.
Technique, pénalités et décisions arbitrales
Selon nos confrères, la seconde place de Madison Chock et Evan Bates s’explique par des pénalités techniques. Le duo américain aurait été pénalisé pour plusieurs erreurs lors de leur séquence de pas, ce qui, sur la feuille de notes, a fait pencher la balance en faveur du couple tricolore.
La composition et les décomptes des juges ont aussi été scrutés. Toujours selon RMC Sport, la juge française Jezabel Dabouis a attribué « sa meilleure note au duo français (93,34 points) » et donné « la deuxième moins bonne note du jury à la paire américaine (87,60 points) ». Ces chiffres ont été largement relayés et critiqués sur les réseaux sociaux, où l’impartialité de la juge a été remise en cause par des internautes et des spectateurs.
Le règlement prévoit par ailleurs qu’une note puisse être écartée dans certaines circonstances. Dans ce cas précis, la note d’une juge américaine a été écartée conformément au règlement en vigueur. Au total, quatre autres juges, en plus de Jezabel Dabouis, ont placé les Français en tête, contre trois pour les Américains, détail qui montre que la décision finale s’appuie sur un ensemble de notations, et non sur une seule évaluation.
Des tensions extrinsèques amplifient la polémique
La polémique survient aussi dans un contexte déjà délicat pour le couple français. Guillaume Cizeron est confronté à des accusations d’emprise formulées par son ancienne partenaire, une affaire évoquée dans les médias ces dernières semaines. Par ailleurs, Laurence Fournier Beaudry est pointée pour son soutien affiché à son compagnon Nikolaj Sorensen, mis en cause dans une affaire d’agression sexuelle. Ces éléments extra-sportifs nourrissent l’attention du public et complexifient la réception de leur médaille d’or.
Il convient de noter que cet article se limite aux faits rapportés publiquement et aux éléments cités par les médias. Les accusations en cours, comme les décisions disciplinaires éventuelles ou les suites judiciaires, relèvent de procédures distinctes et demandent des vérifications et suivis indépendants.
Sur la glace, la performance des deux paires reste incontestable à un niveau artistique et énergétique, et la compétition a été décidée sur des détails techniques et des appréciations subjectives du jury. Hors glace, la réception populaire et médiatique montre combien le sport de haut niveau, lorsqu’il est mêlé à des controverses personnelles, devient rapidement un sujet de débats passionnés.
Les Jeux continuent, et les juges, les athlètes et le public devront composer avec la tension entre résultats sportifs et retombées extra-sportives. Pour l’instant, les médailles ont été décernées : la France a remporté l’or (90,18 points) et les États-Unis l’argent (89,72 points), et la discussion autour des notes et de l’arbitrage se poursuivra certainement dans les heures et jours à venir.


