À deux jours de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver Milan-Cortina, la patineuse américaine Amber Glenn a attiré l’attention autant par sa performance que par une prise de parole directe sur un sujet encore tabou : les menstruations et leur impact sur la performance sportive.
La cérémonie de clôture se tiendra ce dimanche 22 février à partir de 20 heures dans l’arène olympique de Vérone, en Italie. Au classement des médailles, la Norvège domine avec 34 récompenses, derrière elle les États-Unis comptent 27 médailles et la France se trouve pour l’instant à la quatrième place avec 19 médailles, dont six en or.
Les États-Unis misaient sur Amber Glenn pour viser le podium individuel, mais le 19 février la patineuse de 26 ans a terminé cinquième du programme libre. Sa compatriote Alysa Liu s’est imposée, suivie de la Japonaise Kaori Sakamoto et d’Ami Nakai. Malgré le résultat, c’est la déclaration d’Amber Glenn après sa performance qui a retenu l’attention des médias et du public.
Une prise de parole spontanée après la compétition
À sa sortie de la patinoire, Amber Glenn a lancé aux journalistes : « J’ai mes règles en ce moment ». Elle a poursuivi en expliquant la difficulté de concilier ces symptômes et le besoin d’être performante dans des tenues techniques : « J’ai mes règles en ce moment, donc c’est vraiment très difficile, surtout quand on doit porter ce genre de vêtements et qu’on doit être performante devant le monde entier. »
La patineuse a ajouté : « C’est dur et personne n’en parle. C’est vraiment difficile et effrayant, et vous êtes bouleversée. C’est quelque chose dont on ne parle pas beaucoup concernant les athlètes féminines, alors que ça devrait être un sujet de discussion. »
Un court extrait de sa réaction a été relayé en direct, notamment via ce lien partagé sur Twitter : https://t.co/fWyqfxoDw3.
Un sujet abordé aussi sur les réseaux sociaux
La veille de cette interview, Amber Glenn avait déjà évoqué la question sur Instagram. En story, elle demandait que l’on prenne en compte l’impact des menstruations sur la performance des athlètes féminines. Elle expliquait que les règles peuvent « affecter les niveaux d’énergie, la concentration, l’humeur et le confort physique aux différentes phases du cycle ».
Cette déclaration intervient alors que, la veille encore, Amber Glenn avait contribué au succès de son équipe en décrochant l’or en compétition par équipes. Son intervention publique sur un thème intime a rapidement été commentée, montrant que les questions de santé féminine continuent de susciter l’intérêt lorsqu’elles sont abordées par des sportives de haut niveau.
Pourquoi cette prise de parole compte
La franchise d’Amber Glenn met en lumière un sujet rarement discuté dans l’espace médiatique sportif : comment adapter l’encadrement, la préparation et la prise en charge médicale des athlètes féminines en tenant compte du cycle menstruel. Les symptômes — douleurs, fatigue, maux de tête, variations d’humeur — peuvent perturber l’entraînement et la compétition. En en parlant publiquement, la patineuse ouvre la porte à une réflexion sur les aménagements possibles et la mise en place de protocoles mieux informés.
Si la déclaration d’Amber Glenn a suscité l’intérêt, il convient de noter que les informations rapportées ici restent celles qu’elle a partagées publiquement lors de ses interventions en bord de patinoire et sur ses réseaux sociaux. Elles alimentent un débat plus large sur la reconnaissance des spécificités physiologiques des femmes dans le sport de haut niveau.
Quelles que soient les suites pour Amber Glenn sur ces Jeux, sa prise de parole souligne la persistance d’un tabou et la volonté de certaines athlètes de le déconstruire en parlant sans détour de leur expérience personnelle.


