La date du 11 mars restera importante pour Jérémy Ferrari. Ce mercredi, le comédien et humoriste de 40 ans voit sortir en salles son premier long métrage en tant que réalisateur, une comédie intitulée Les K’ d’Or, dont il tient aussi le premier rôle aux côtés de Laura Felpin et Éric Judor.
Un film porté par l’humour noir et une promotion sur tous les fronts
Les K’ d’Or raconte l’histoire loufoque de Noé, persuadé d’être le fils caché de Kadhafi, qui tente de récupérer l’or de son père éparpillé dans le Sahel après sa mort. Pour défendre son film, Ferrari multiplie les apparitions médiatiques : il était invité de Léa Salamé dans le magazine « Quelle époque » sur France 2 et a également reçu une équipe de tournage de « Midi minuit » pour Slash sur YouTube.
Cette période de promotion intense s’accompagne d’une visibilité qui, selon le principal intéressé, lui permet aujourd’hui de se faire des plaisirs matériels, mais aussi de réaliser des gestes pour sa famille. Sur le plateau de « Midi minuit », il a ouvert les portes de sa maison au journaliste Nathan Morfoisse, montrant notamment un garage transformé en vaste salle de sport équipée de machines de musculation, d’une douche et d’un sauna. Un aménagement en lien avec sa pratique du jujitsu et son goût pour l’entraînement.
Le cadeau qu’il a offert à ses parents
Lors de cet entretien, Jérémy Ferrari a livré un souvenir marquant de son enfance et expliqué comment son succès a servi à aider ses proches. « C’est le premier truc que j’ai acheté », a-t-il confié en évoquant la maison qu’il a achetée pour ses parents.
Il a raconté avoir grandi « dans un quartier populaire dans les Ardennes » — il est originaire de Villers-Semeuse — et expliqué la détresse qui a frappé sa famille : leurs difficultés professionnelles ont conduit à des pertes importantes. « Le magasin a fait faillite à cause d’un Lidl qui s’est mis en face. On leur a tout pris : le magasin, ils avaient hypothéqué leur maison pour tenter de sauver le magasin. Ça n’a pas marché et donc ils ont tout perdu. »
À l’époque, Jérémy Ferrari dit n’avoir rien pu faire : « Je n’avais rien donc je n’ai pas pu les aider. » Ses parents ont finalement retrouvé du travail et un logement, mais ils se sont retrouvés empêchés d’acheter une maison en raison d’interdits bancaires. Lorsque la situation financière de leur fils s’est améliorée grâce à sa carrière d’humoriste, il a choisi de leur acheter une maison. « Et donc le premier truc que j’ai fait quand ça a marché, c’est de leur acheter une maison. C’est ma plus grande fierté », a-t-il déclaré.
Le geste, raconte-t-il, a été accueilli avec pudeur par ses parents. « Ils ont été mignons parce qu’ils ne voulaient pas ne pas payer de loyer », a ajouté Jérémy Ferrari. Ils ont donc continué à lui verser un loyer pendant un temps. Puis, quand il a proposé d’arrêter ces versements, ils ont fini par accepter : « Donc, ils m’ont payé un loyer. Et à un moment donné, je leur ai dit : ‘Bon, on arrête le loyer maintenant ?’ et ils ont dit ‘Ok Ok' ».
Ce récit brosse le portrait d’un comédien qui, au-delà de l’image provocatrice qu’il cultive sur scène, tient à témoigner de sa reconnaissance envers sa famille. L’achat de la maison apparaît comme un geste personnel et symbolique, rendu possible par la notoriété et les revenus accumulés au fil des succès en stand-up et des projets audiovisuels.
Sur le plan professionnel, la sortie des K’ d’Or constitue une étape majeure : première réalisation, rôle principal et promotion intensive. Sur le plan privé, le geste envers ses parents montre comment la réussite d’un artiste peut se traduire par des choix concrets en faveur de proches affectés par des difficultés économiques.
Lors de ses apparitions médiatiques, Ferrari a alterné anecdotes personnelles et éléments autour du film, offrant aux téléspectateurs un regard à la fois sur sa création et sur les coulisses d’une ascension professionnelle qui lui a permis d’aider sa famille.


