Animateur omniprésent du paysage audiovisuel français, Jean‑Luc Reichmann multiplie les casquettes. Présentateur quotidien des 12 coups de midi sur TF1, comédien régulier dans la série Léo Mattéi et homme de théâtre investi, il est au centre d’un double agenda télévisuel et scénique encore visible à l’approche des fêtes de fin d’année.
À l’occasion du prime des 12 coups de Noël diffusé le soir du réveillon, il s’est confié à Télé‑Loisirs et est revenu sur un rôle qui lui tient particulièrement à cœur : celui de la pièce Le Bracelet, dont la captation sera diffusée sur TMC le mardi 23 décembre 2025.
Une figure familière et aimée des Français
Jean‑Luc Reichmann fait partie de ces personnalités suivies depuis des décennies. Au-delà de son poste d’animateur phare des 12 coups de midi, il intervient régulièrement sur d’autres terrains médiatiques. Ces derniers mois, il a ainsi été amené à donner son avis sur le candidat Cyprien et a réagi au départ de Lola Dubini dans Léo Mattéi.
Son attrait pour le théâtre est ancien et affirmé. En février 2024, il a intégré la distribution de Le Bracelet, une pièce écrite par Isabelle Mergault. Le texte raconte le retour d’André, un homme qui rentre chez lui après 18 ans de prison, équipé d’un bracelet électronique. Ce retour n’est pas simple : sa femme, sa belle‑mère et sa fille de 20 ans peinent à accepter la nouvelle cohabitation.
Pour Reichmann, la pièce représente un défi d’interprétation autant qu’un choix artistique. Il a trouvé dans ce personnage un terrain de jeu inhabituel, opposé à l’univers télévisuel qu’il occupe quotidiennement.
L’appel qui a tout déclenché
Le projet ne s’est pas imposé d’emblée. Jean‑Luc Reichmann raconte à Télé‑Loisirs l’anecdote de l’appel qui a tout déclenché : « Il était 14h, j’étais au déjeuner avec mes enfants. Je ne connaissais pas le numéro et, bêtement, d’habitude, je ne réponds pas ».
Cependant, il décroche, laisse son mail et accepte finalement de rappeler le lendemain. Après avoir lu la pièce, son enthousiasme est immédiat. « Pour la première fois de ma vie, je lis la pièce d’un trait. J’ai été passionné, captivé. C’est l’une des premières fois que je me suis imaginé dans la peau de ce taulard, en bracelet », confie‑t‑il.
Quatre heures après sa lecture, il rappelle le producteur pour accepter le rôle. L’engagement s’annonce alors ambitieux : entre les tournages, les quotidiennes, les primes, la radio et les représentations théâtrales, il a fallu composer avec un emploi du temps très chargé.
La captation, un combat pour être vue
Si la pièce a rencontré un succès sur scène, sa captation n’était pas acquise. Reichmann indique que la diffusion n’était pas évidente : « Personne ne voulait capter cette pièce de théâtre ». Il s’est toutefois mobilisé pour que le spectacle puisse être vu par le plus grand nombre.
La captation a finalement été réalisée, et sera diffusée sur TMC le 23 décembre 2025. L’animateur résume, avec humour, cette coïncidence de calendrier entre fiction et télévision : « Le 23 décembre, je sors de prison pour présenter Les 12 coups de Noël le 24 décembre ». Cette formule illustre bien la double vie professionnelle qu’il mène, entre rôle dramatique et présence festive à l’antenne.
Reichmann ne cache pas sa fierté d’avoir permis cette diffusion. Il insiste sur l’importance de rendre la pièce accessible à ceux qui ne peuvent pas assister aux représentations en salle. Pour lui, la captation est une manière d’élargir le public et d’offrir à chacun la possibilité de découvrir le spectacle.
Sur le ton de la confidence et de la bonne humeur, il conclut à propos de la pièce : « Si vous n’avez pas envie de rire, ne venez pas. Là, c’est vraiment une grande rigolade, un grand bonheur ». Ces mots rappellent que, malgré le thème sérieux du texte, l’adaptation reste ancrée dans une tonalité accessible et souvent légère.
La diffusion sur TMC permettra donc de retrouver Jean‑Luc Reichmann à la fois en comédien sur scène et, vingt‑quatre heures plus tard, en animateur lors d’un prime consacré aux fêtes. Un calendrier serré qui en dit long sur sa capacité à passer d’un registre à l’autre et sur son attachement à partager ses projets avec le public.


