Le nouveau film de Jean Dujardin, Les Rayons et les Ombres, est sorti en salles le mercredi 18 mars. À 53 ans, l’acteur français poursuit un parcours après son succès international dans The Artist (2011), qui lui a valu un Oscar et l’ouverture vers Hollywood.
Un projet historique et une distribution marquante
Les Rayons et les Ombres est un long-métrage qui se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale et s’inspire d’une histoire vraie. Jean Dujardin y interprète Jean Luchaire, aux côtés de Nastya Golubeva et d’August Diehl, dans le récit d’un père et de sa fille pris dans l’engrenage de la collaboration.
Après son rôle salué l’an dernier dans L’Homme qui rétrécit de Jan Kounen, Dujardin revient ainsi dans un registre dramatique et historique. Le film s’inscrit dans la continuité d’un acteur qui, depuis The Artist en 2011, a multiplié les expériences tant en France qu’à l’international.
Rencontre à Toronto : une anecdote sur George Clooney
Invité d’Allociné pour la promotion de son film, Jean Dujardin est revenu sur son amitié avec George Clooney, qu’il évoque avec franchise et affection. Les deux hommes se seraient rencontrés à Toronto, à l’époque de la projection de The Artist. Dujardin a raconté cet échange avec humour : « Il est venu vers moi et puis je le regarde et je lui dis : ‘En fait, t’es vraiment très beau’. Il me dit : ‘Oh oui, je sais’. Je lui dis : ‘Mais t’es beau partout’ et il me dit : ‘Oui, tu peux faire le tour. Regarde, j’ai même les oreilles. Il était évidemment dans l’ironie. »
Cette première impression avait visiblement marqué Dujardin, qui souligne plus loin, à propos de Clooney, des qualités qu’il apprécie chez son confrère : « Cette qualité d’âme qu’il a, cette façon en fait de s’adresser à tout le monde sur le plateau et que, si ça flotte à un moment et qu’il y a un régisseur qui est sous l’eau, il dit : ‘Amenez-lui un parapluie’ ; d’avoir l’œil partout, d’être un bon gars en fait et de ne pas être une ‘star’… »
Une appréciation nuancée des « stars »
Dujardin, qui a côtoyé plusieurs figures du cinéma, partage une réflexion plus générale sur les comportements au sein du milieu : « Toutes les grandes stars que j’ai rencontrées étaient des gens très délicats, très gentils… parce que justement ils ont conscience qu’ils ont eu une très belle vie et savent en plus que ça peut s’arrêter. »
Il oppose ensuite ces personnalités aux individus qu’il juge plus agressifs dans leur attitude : « Les connards, ce sont ceux qui ne sont pas encore arrivés, qui veulent écraser et qui parlent mal et qui sont à mi-palier. Ceux-là, il faut les regarder et leur dire que ce sont des connards. » Cette formule, prononcée lors de l’entretien pour Allociné, illustre la franchise de l’acteur lorsqu’il évoque les rapports de pouvoir et d’ambition sur les plateaux.
Dans ses confidences, Dujardin mentionne aussi sa notoriété personnelle et ses relations, rappelant qu’il a été l’époux d’Alexandra Lamy et de Nathalie Péchalat. Il témoigne d’une expérience de vie professionnelle marquée par des rencontres et des échanges humains, au-delà des paillettes.
Sur le plan artistique, la sortie des Rayons et les Ombres prolonge l’intérêt de Dujardin pour des personnages complexes et des récits historiques. Le film, porté par une distribution internationale, devrait nourrir les discussions autour de la façon dont le cinéma traite des compromissions et des trajectoires individuelles pendant la guerre.
Invité d’Allociné pour présenter ce nouveau projet, Jean Dujardin a choisi de parler autant de son film que des rencontres qui ont jalonné sa carrière, révélant un mélange d’autodérision, de respect pour ses pairs et d’une certaine sévérité à l’égard de comportements qu’il réprouve.


