Jacques Weber, 76 ans, a annoncé mercredi 18 mars 2026 qu’il était contraint au repos forcé depuis dix jours sur décision de ses médecins. Une bronchite sérieuse l’empêche de poursuivre, pour l’instant, les représentations de Cyrano de Bergerac, jouées à la Pépinière depuis janvier.
Une bronchite « résistante » qui perturbe la respiration
Dans un entretien accordé au Parisien le 18 mars, l’acteur a détaillé les raisons de cette interruption. « Ça va, il n’y a rien de vraiment très grave. Mais ça m’oblige à arrêter. C’est tout simplement une bronchite sérieuse qu’on n’arrive pas trop à maîtriser, un germe résistant, dirons‑nous », a‑t‑il expliqué. Il a insisté sur l’impact principal : la respiration devient difficile et des quintes de toux violentes surviennent, rendant la prestation impossible.
« Ce qui fait que je ne respire pas bien et surtout j’ai des quintes de toux terribles qui m’empêchent de jouer. Ça peut arriver n’importe quand, n’importe comment », a‑t‑il ajouté. Lors des dernières représentations, ces accès de toux ont, selon lui, rendu le spectacle « pas présentable ».
Une décision rare dans une longue carrière
Pour Jacques Weber, interrompre un spectacle est exceptionnel. Il l’a lui‑même souligné : « Pour que je ne rentre pas sur scène, il faut vraiment que… Mais là, c’est presque technique. À la limite, dans l’épuisement, je peux le faire. Jouer contre la fatigue, c’est jouable. Jouer contre plein de trucs, c’est jouable, mais contre la toux et la mauvaise respiration que ça amène, c’est impossible. »
Il décrit la situation avec précision : en plein numéro, il peut se retrouver à devoir quitter momentanément la scène pour tousser, ce qui brise la continuité et l’intensité du jeu. « D’un seul coup, vous êtes là à presque vous tirer de scène pour tousser un grand coup. Ce n’est pas tenable. »
Conscient de son état mais resté lucide sur son métier, il a choisi la prudence et la patience. « Je me repose, je ne peux pas faire autre chose… » a‑t‑il résumé, confirmant qu’il suivait les recommandations médicales.
Un report provisoire et l’espoir d’un retour à Avignon
Malgré sa frustration, Jacques Weber a accepté de reporter les dates jusqu’à guérison complète. Il affirme vouloir reprendre la tournée plus tard et évoque la possibilité de rejouer la pièce à Avignon. Il a aussi nuancé son commentaire en rassurant : « Ça persiste. Mais on va y arriver, on va arriver à le dégommer. C’est une p*** de bronchite… ça n’a rien de grave. »
Le ton mêle fermeté et optimisme. L’acteur refuse d’en faire une dramatisation excessive, tout en restant réaliste sur les contraintes physiques que lui impose le spectacle vivant lorsque la respiration est altérée.
Une carrière entre scène et écran
Figure reconnue du théâtre français, Jacques Weber s’est imposé aussi à l’écran. Le papier du Parisien rappelle quelques‑unes de ses apparitions marquantes : Faustine et le Bel Été de Nina Companeez, Aloïse de Liliane de Kermadec, ou encore Les Aristos de Charlotte de Turckheim. Ces rôles ont contribué à asseoir sa notoriété hors des planches.
Si Cyrano de Bergerac est un rappel de son attachement au théâtre, son parcours reste hybride, entre salles obscures et plateaux, ce qui explique l’attention portée à toute interruption de ses représentations.
À l’heure où il se repose, le message transmis est simple : prudence et guérison d’abord. Les représentants de la Pépinière et l’équipe de la pièce ont, selon l’entretien, programmé des reports, en privilégiant la santé de l’artiste et la qualité des représentations à venir.
Jacques Weber, resté franc et volontaire, a donné des nouvelles rassurantes tout en expliquant clairement les raisons médicales de sa pause. Le théâtre français attend désormais son retour sur scène, une fois la bronchite enrayée.


