Jacques Legros a relancé la polémique autour du nom de Jack Lang en faisant une confidence sur les pressions exercées par un homme politique pour apparaître à l’antenne. L’ancien joker du JT de 13h de TF1, désormais chroniqueur dans Estelle Midi, l’émission d’Estelle Denis sur RMC, a raconté vendredi 6 février 2026 que, au cours de ses quarante années de carrière, un seul responsable politique lui avait demandé explicitement d’être reçu dans son journal : Jack Lang.
Une confidence faite dans le contexte de l’affaire Epstein
La révélation intervient quelques jours après que le nom de Jack Lang est apparu dans des documents liés à l’enquête américaine sur Jeffrey Epstein. Ces publications ont conduit le Parquet national financier (PNF) à ouvrir une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant Jack Lang et sa fille Caroline. À ce stade, ils demeurent présumés innocents, comme l’a rappelé Jacques Legros lors de son intervention sur RMC : « On ne peut pas accuser quelqu’un sans preuve ».
Legros a par ailleurs nuancé la portée des éléments publiés en soulignant que la présence d’échanges ou de mails ne prouve pas automatiquement une participation aux « parties fines » dénoncées dans l’affaire Epstein : « Ça ne dit pas qu’il a participé aux parties fines de M. Epstein », a-t-il précisé.
Le « scoop » de Jacques Legros : Jack Lang, seul à avoir pressé pour être reçu
Interrogé par Estelle Denis, le journaliste a raconté l’épisode qu’il considère comme unique dans sa carrière : « Je vais vous donner un petit scoop. Le seul personnage politique, en quarante ans de carrière de présentateur de journaux, qui a fait pression pour passer dans mon journal, le seul, c’est M. Jack Lang ! »
Il a ajouté que la demande remontait à une période où Jack Lang n’occupait plus de fonctions ministérielles et « rentrait de Chine ». « On m’a imposé de le recevoir dans mon journal sur France Inter. Il n’était plus ministre à l’époque », a-t-il expliqué, insistant sur le caractère exceptionnel de la sollicitation.
Dans le même échange, Jacques Legros s’est étonné que Jack Lang occupe encore la présidence de l’Institut du Monde arabe (IMA) à son âge et a évoqué ses « relations politiques bien placées au niveau de la gauche caviar », ajoutant : « Il faut appeler un chat un chat quand même. » Ces propos montrent une position critique du journaliste à l’égard de l’ancien ministre.
La démission de Jack Lang à la tête de l’IMA
Touché par les révélations et l’ouverture d’enquête du PNF, Jack Lang a annoncé sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, poste qu’il occupait depuis 2013. Dans sa lettre officielle, il a indiqué vouloir préserver l’institution d’un climat d’attaques personnelles et de soupçons selon lui « infondés ».
Lang a aussi reconnu connaître Jeffrey Epstein, mais il a précisé que leurs contacts étaient de nature professionnelle et qu’il ignorait tout du trafic sexuel reproché à l’homme d’affaires américain. Ces déclarations figurent dans la communication publique de l’intéressé depuis la diffusion des documents américains mettant son nom en lumière.
La situation reste évolutive : le PNF mène une enquête préliminaire et la présomption d’innocence s’applique. Les éléments apparus dans les documents américains ont déclenché une série de réactions politiques et médiatiques en France, tandis que des voix appellent à la prudence tant que la justice n’a pas fait toute la lumière sur les faits.
Sur le plan médiatique, la confidence de Jacques Legros — qui a rappelé n’avoir que rarement été l’objet de pressions de la part de personnalités politiques — a relancé l’attention sur les relations entre hommes politiques et médias. Elle intervient dans un contexte particulièrement sensible, où chaque révélation alimente débats et interrogations autour des responsabilités publiques et des liens personnels avec Jeffrey Epstein.


