À l’automne 2024, Gisèle Pelicot a surpris l’opinion en refusant le huis clos lors du procès de son ex-mari Dominique et des 51 hommes qui l’ont abusée pendant neuf ans. Les faits reprochés couvriraient la période de juillet 2011 à octobre 2020, principalement à Mazan, dans le Vaucluse. En choisissant la lumière plutôt que l’intimité, la septuagénaire est devenue pour beaucoup le symbole d’une femme résiliente déterminée à « que la honte aille dans l’autre camp ».
Un livre devenu phénomène international
Depuis, Gisèle Pelicot a raconté son histoire dans une autobiographie coécrite avec la journaliste Judith Perrignon. Publié le 17 février chez Flammarion, Et la joie de vivre a rapidement trouvé son public et a été traduit en 22 langues. Selon l’éditeur, moins de dix jours après sa sortie, l’ouvrage s’était déjà écoulé à 63 574 exemplaires. Flammarion souligne aussi des ventes remarquées en Allemagne, en Norvège et au Royaume-Uni.
La promotion du livre a conduit l’auteure loin de la France. Le 23 février, Gisèle Pelicot a rencontré la reine Camilla au Royaume-Uni dans le cadre de cette tournée médiatique. Elle est ensuite attendue en Espagne, au Canada et aux États-Unis, pays où l’intérêt pour son récit ne cesse de croître.
Une adaptation américaine en projet, Meryl Streep pressentie
Selon nos confrères du magazine Marianne, une adaptation américaine de la vie de Gisèle Pelicot serait en préparation. Les producteurs et réalisateurs liés au projet auraient déjà une idée forte pour incarner la protagoniste : la comédienne Meryl Streep. La star hollywoodienne, triple lauréate de l’Oscar pour Kramer contre Kramer, Le Choix de Sophie et La Dame de fer, est pressentie pour le rôle principal, d’après les informations relayées.
À ce stade, il convient de rappeler que ces éléments proviennent d’un titre de presse et n’ont pas été confirmés officiellement par les équipes de production ni par les représentants des deux parties. On ignore également si la série serait diffusée sur une chaîne de télévision américaine ou proposée par une plateforme de streaming comme Netflix ou Prime Video.
Pourquoi ce choix attire l’attention
Le nom de Meryl Streep provoque immédiatement une forte attention médiatique. Sa filmographie et sa réputation d’actrice polyglotte et caméléon en font une candidate crédible pour un rôle lourd émotionnellement. L’éventuelle association entre une histoire à forte portée sociale et une star de ce calibre soulève des attentes importantes, tant sur la fidélité du traitement que sur la portée internationale de la série.
Pour Gisèle Pelicot, déjà propulsée sur le devant de la scène par son livre, une telle adaptation serait une nouvelle étape majeure. Elle renforcerait la diffusion de son témoignage au-delà des frontières francophones et poserait des questions sur la manière de rendre hommage à la réalité des victimes sans en faire un objet de spectacle.
Ce qui reste à confirmer
Plusieurs points restent incertains : le stade réel du développement de la série, l’engagement formel d’un studio ou d’une plateforme, et l’accord éventuel de l’actrice évoquée. Tant la production que les personnes concernées n’ont pas officiellement communiqué de calendrier ni de distribution finale. Jusqu’à confirmation officielle, il faut donc considérer ces informations comme des jalons de développement rapportés par la presse.
En attendant d’éventuelles annonces, l’attention reste portée sur la tournée internationale de Gisèle Pelicot et sur la réception de son livre, qui a marqué les esprits par ses ventes et par l’émotion qu’il suscite. L’affaire des viols de Mazan a eu un retentissement mondial, et l’écho médiatique actuel prolonge le débat public sur la parole des victimes et la représentation de leur histoire à l’écran.


