Gérard Jugnot raconte son frôlement de mort sur un tournage et le retour triomphal du Splendid pour Les Bronzés 3, 10 millions de spectateurs

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En 2006, la troupe du Splendid se retrouvait pour tourner Les Bronzés 3 : Amis pour la vie, vingt-sept ans après Les Bronzés font du ski. Après avoir longtemps refusé l’idée d’un troisième film par crainte d’« abîmer la marque », Gérard Jugnot, Christian Clavier, Michel Blanc, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte et Marie-Anne Chazel ont finalement accepté de se réunir sous la direction de Patrice Leconte. Le film a attiré le public — on compte dix millions d’entrées — mais la réception critique fut nettement plus froide, au point que plusieurs membres de la troupe avoueront plus tard regretter ce retour. Gérard Jugnot, lui, assure qu’il ne regrette rien.\n\n

Un retour très attendu, une réception mitigée

\n\nLe projet avait un caractère quasi événementiel : retrouver la célèbre bande du Splendid après des décennies séparées répondait à une attente nostalgique forte. Pourtant, malgré un succès au box-office chiffré en millions d’entrées, l’accueil critique et l’avis d’une partie du public se sont montrés sévères. Les comédiens, qui se sont retrouvés avec plaisir sur le plateau, ont fini par constater que la réaction n’a pas été à la hauteur de leurs espérances artistiques.\n\nLa décision initiale de repousser pendant des années un troisième opus, par peur d’écorner une œuvre culte, illustre bien la tension entre désir de retrouver des personnages aimés et le risque de décevoir un héritage culturel. À posteriori, certains membres de la troupe ont admis avoir des regrets quant au projet, au regard de la déception collective. Cette prise de distance publique a nourri les discussions autour de la pertinence des « retours » filmiques après de longues interruptions.\n\n

Gérard Jugnot ne renie rien

\n\nMalgré ce contexte contrasté, Gérard Jugnot maintient une position claire : il ne regrette pas d’avoir participé à cette aventure. Dans une interview accordée à David Barbet pour l’émission Censuré, l’acteur, aujourd’hui âgé de 74 ans, dit garder des souvenirs puissants du tournage. Son discours mêle la lucidité du professionnel et l’émotion du compagnon de plateau : pour lui, le plaisir de se retrouver et de jouer ensemble a pesé plus lourd que la critique ultérieure.\n\nJugnot évoque aussi son actualité d’acteur : il sera à l’affiche en 2026 du Marsupilami de Philippe Lacheau, de Somnambule de Tarek Boudali et de Ducobu et le fantôme de Saint Potache d’Élie Semoun. Ces projets à venir confirment son activité continue, loin d’un retrait programmé malgré les aléas rencontrés avec Les Bronzés 3.\n\n

La scène qui a failli tourner au drame… de rire

\n\nC’est une anecdote forte rapportée par Jugnot qui a retenu l’attention lors de cette interview. Il raconte qu’une scène, dont il garde un souvenir marquant, a failli très mal se terminer — mais de façon singulière : par un fou rire incontrôlable. La séquence évoquée met en scène son personnage apprenant que son fils va se pacser. Sur le plateau, la joie de se retrouver et l’osmose entre comédiens ont provoqué un éclat de rire si violent qu’il en a gardé un souvenir viscéral.\n\n« J’ai adoré le faire. On était tous calmés, il n’y avait pas trop de problème d’ego, on avait tous fait nos chemins. On était là que pour se marrer dans un endroit formidable. Tout n’est pas réussi dans le film mais rien que la scène où mon fils m’annonce qu’il va se pacser, je crois que c’est la meilleure scène qu’on ait écrite. On a eu un fou rire, j’ai failli mourir tellement on a ri. Je crois que c’est le souvenir de ma vie ; le fou rire le plus terrible », a confié Gérard Jugnot. Ces mots sont rapportés tels quels, et traduisent à la fois l’intensité de l’émotion partagée et l’exagération affective propre à la mémoire d’un moment collectif.\n\nJugnot n’emploie pas ces images pour minimiser la réception critique du film, mais pour rappeler que, pour lui, l’essentiel a été le plaisir de la réunion artistique. Cette posture éclaire le dilemme fréquent chez les acteurs de comédies cultes : continuer à exploiter un réservoir de personnages aimés ou protéger la mémoire collective d’œuvres devenues mythiques.\n\n

Entre nostalgie et leçon

\n\nL’histoire de Les Bronzés 3 se lit comme un cas d’école : le rendez-vous d’anciens complices, un accueil public quantitatif important, et une critique qualitative sévère. La nostalgie a suffi à mobiliser les spectateurs, mais n’a pas garanti l’adhésion critique. Pour certains, la leçon est claire : réunir des talents et réveiller un passé commun ne suffit pas toujours à reproduire la magie d’antan.\n\nPour Jugnot, toutefois, le bilan reste positif sur le plan humain. Son souvenir du « fou rire » témoigne d’un bonheur partagé sur le plateau, valeur qu’il place au premier plan de son rapport à ce film. Reste que, pour le public et une partie de la troupe, Les Bronzés 3 demeure un épisode ambivalent de la saga du Splendid.

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