Figure montante de la télévision française, Gennifer Demey a construit un parcours pour le moins atypique. Ostéopathe de formation, elle s’est fait connaître en participant à l’élection Miss France 2026 où elle a été sacrée cinquième dauphine, derrière Iris Mittenaere.
Elle a ensuite rejoint le groupe M6 en tant que présentatrice météo. Le groupe qu’elle représente a failli ne plus la garder : il y a quelques années, elle a été testée comme future recrue potentielle de Cyril Hanouna pour l’émission TPMP, sans que cette collaboration ne se concrétise.
Un mariage et un nouveau défi à deux
Sur le plan personnel, Gennifer Demey affiche un bonheur assumé. Elle a épousé le magicien et animateur Éric Antoine le 30 août dernier à Aix-en-Provence.
Le couple s’est lancé un nouveau projet commun : participer au Défi d’Elles, un raid féminin et solidaire qui a débuté le 16 janvier. L’événement sert à récolter des fonds pour l’ARSLA, l’association qui lutte contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), également connue sous le nom de maladie de Charcot.
Un combat quotidien contre la douleur
Malgré son emploi du temps chargé et sa nouvelle visibilité, Gennifer Demey lutte depuis des années contre des règles douloureuses et leurs conséquences. Elle en a parlé ouvertement sur Instagram, détaillant la liste des symptômes qui la submergent une semaine par mois.
Dans sa story, elle cite notamment « varices pelviennes, nausées, vomissements, fatigue, chute de tension, évanouissements, diarrhées, douleurs dans le bas du dos, dans le ventre, des crampes ». Elle ajoute : « Dans ces moments-là, je ne suis vraiment pas bien. J’ai beaucoup d’acné aussi. »
Ces symptômes ont d’abord poussé la jeune femme à consulter de nombreux spécialistes. Elle a même subi une opération dans l’espoir de soulager ses douleurs, sans résultat probant. Pire, explique-t-elle, « l’un des points de colle a sauté, et je ne peux plus me faire opérer tant que je n’ai pas eu d’enfants », la mettant face à la crainte d’une infertilité liée à de nouvelles interventions.
Face à ces épreuves, les médecins qui la suivent prescrivent des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Mais Gennifer confie qu’elle refuse d’en prendre systématiquement : « Comme je ne veux pas prendre des AINS, ou antidouleurs chaque mois, j’essaie plein de choses. »
C’est dans ce contexte qu’elle a consulté une ostéopathe spécialisée en troubles gynécologiques. Selon ses propres mots, cette prise en charge manuelle lui a apporté un réel soulagement : « Elle m’a fait un bien fou, je ne pensais pas être autant bloquée. »
Un problème répandu et peu visible
Le témoignage de Gennifer Demey s’inscrit dans une réalité statistique. En France, une étude publiée en 2021 estime que 49 % des femmes souffrent de règles douloureuses. Ce taux grimpe à environ 60 % chez les plus jeunes.
Ces chiffres soulignent l’ampleur du phénomène, souvent minimisé malgré son impact sur la qualité de vie. Pour Gennifer, comme pour de nombreuses femmes, la recherche de solutions s’apparente à un parcours semé d’essais médicaux, de traitements et d’approches complémentaires.
À l’heure où elle se prépare à affronter le Défi d’Elles aux côtés d’Éric Antoine, la présentatrice météo affiche une volonté de transformer son histoire personnelle en engagement. Sa participation au raid vise à soutenir une cause nationale, tout en rappelant la réalité de douleurs chroniques que subissent beaucoup de femmes.


