Florent Manaudou, l’un des nageurs français les plus titrés de sa génération, sera bientôt au centre d’une série documentaire qui promet de bousculer l’image lisse du champion. Double médaillé olympique et frère de Laure Manaudou, il s’est installé hors des bassins : participants à des émissions de divertissement et comédien occasionnel, il multiplie les expériences artistiques. Mais c’est la prochaine production de HBO Max, J’aime pas nager, qui attise aujourd’hui la curiosité.
Une bande-annonce qui intrigue et une promo signée Elsa Bois
Le 1er avril 2026, Elsa Bois — danseuse et chorégraphe, ancienne partenaire de Manaudou dans Danse avec les stars — a partagé dans sa story Instagram la publication de HBO mettant en scène le nageur au milieu d’une foule. Accompagnant l’extrait, elle a ajouté un message court mais percutant : « Vous n’êtes pas prêts pour ça. »
Ce soutien public relance les spéculations sur le contenu de la série et atteste d’une complicité entre les deux artistes, renforcée après leur participation commune à Danse avec les stars en 2025. La diffusion de la série est présentée comme imminente et le documentaire sera projeté en avant-première au festival Canneséries, événement qui met en lumière des fictions et séries internationales sur la Croisette.
J’aime pas nager : promesse d’un portrait sans filtre
Le titre J’aime pas nager écarte toute pudeur et sert d’accroche volontairement provocatrice. Selon la communication de la plateforme, la série se veut « poignante » et retrace « la course d’un athlète face à lui‑même », mêlant passages sur les bassins olympiques et séquences plus intimes évoquant « des excès ». HBO Max annonce ainsi un portrait humain et sans concession.
Florent Manaudou n’est pas seulement un médaillé. Il a déjà laissé percer des confidences rares. Lors d’un prime de Danse avec les stars, il a évoqué une période de dépression après les Jeux olympiques de Paris 2024. « Après les jeux, je suis tombé en dépression pendant deux, trois mois », a-t‑il déclaré, parlant d’une chute brutale après des mois d’intensité émotionnelle. « J’avais l’impression d’être lâché dans le vide, sans repère. Je n’avais pas de but. » Ces mots, prononcés publiquement par un sportif habitué aux podiums, révèlent la fragilité d’un homme que le documentaire semble vouloir explorer.
La série promet donc d’aller au‑delà des images de réussite et de montrer des zones d’ombre peu connues du grand public. HBO Max indique que le fil narratif oscillera entre l’exigence sportive et les tensions personnelles, laissant entrevoir une chronique de l’après‑compétition et des conséquences psychologiques liées au haut niveau.
De la piscine aux plateaux : un parcours médiatique
Depuis plusieurs années, Manaudou a élargi son champ d’activité : participation à Danse avec les stars en 2025 et rôle dans la série A priori, diffusée sur France 3, dans laquelle il incarne Jim aux côtés de Lucia Passaniti. Ces incursions dans le divertissement et la fiction marquent un virage pour le sportif, qui investit désormais d’autres territoires médiatiques.
Ce basculement d’image — du nageur concentré aux apparitions télévisées plus publiques — accentue l’effet de contraste attendu par la série. Le documentaire arrive donc dans un contexte où le public a déjà pu voir différentes facettes du personnage : l’athlète, le compétiteur, mais aussi l’homme exposé sur les plateaux.
Réactions attendues et enjeux
La publication d’Elsa Bois et la promesse d’une diffusion par HBO Max ont suffi à alimenter les conversations sur les réseaux sociaux. Si les fans saluent la franchise évoquée par Manaudou et nourrissent l’intérêt pour le documentaire, certains s’interrogent sur la manière dont la série traitera les sujets sensibles, notamment la santé mentale.
Sans dévoiler le contenu exact de J’aime pas nager, les éléments communiqués par la plateforme et les confidences déjà connues du champion laissent penser que la série cherchera l’équilibre entre récit intime et histoire sportive. La projection à Canneséries offrira une première lecture critique, qui permettra de vérifier si la promesse d’une œuvre « sans filtre » se traduit à l’écran.
Quoi qu’il en soit, la sortie de cette série documentaire marque une étape supplémentaire dans la visibilité médiatique de Florent Manaudou. Elle préfigure aussi un débat sur la représentation des athlètes en dehors des podiums, entre surmédiatisation et besoin de vérité sur les conséquences psychiques liées à la compétition de haut niveau.


