Invitée de Puremédias l’Hebdo dimanche 15 mars 2026, Flavie Flament est revenue sans détour sur son passage éclair à Télématin. Aujourd’hui animatrice de Flavie en France sur France 3, elle évoque une parenthèse professionnelle riche en enseignements, mais aussi particulièrement éprouvante sur le plan personnel.
Un passage éclair et éprouvant
Recrutée pour co-animer la matinale de France 2 avec Julien Arnaud durant une seule saison, Flavie Flament dit garder «une réelle tendresse» pour son binôme et pour les équipes. Mais la séquence, qu’elle qualifie de brève, lui a aussi laissé des souvenirs mitigés. Interrogée par Virginie Guilhaume, elle a décrit un format difficile à concilier avec son équilibre de vie.
«Pour Julien, pour les chroniqueurs, pour les téléspectateurs, si c’était à refaire, je dirais oui. Pour le reste, non», a-t-elle résumé. La principale explication tient au rythme imposé : «C’est une émission qui vous vole, qui vous kidnappe. Vous n’avez pas de vie, vous vous levez à 3h30, vous ne voyez plus les gens que vous aimez», a-t-elle énuméré, se disant soulagée d’avoir retrouvé depuis son sommeil, ses proches et ses passions.
Au-delà de la contrainte horaire, Flavie Flament a souligné un décalage culturel entre l’équipe de la matinale et le public cible du matin : «C’est une équipe qui vit un peu en décalé du monde auquel elle s’adresse le matin. Je n’ai pas toujours adhéré à tout ce qui se passait dans cette émission», a-t-elle ajouté, pointant des désaccords sur le ton et la ligne éditoriale.
Une sortie présentée comme une éviction, mais vécue comme une libération
S’agissant de son départ, souvent rapporté dans les médias comme une éviction, Flavie Flament a choisi la franchise. «J’ai eu envie d’autre chose, et ça, je l’ai exprimé très tôt. Tout le monde savait au bout de deux mois que c’était très difficile, que je ne m’y retrouvais pas, que je n’aurais pas la liberté de ton que je désirais, donc que je n’étais pas particulièrement heureuse», a-t-elle déclaré.
Elle décrit sa sortie comme une «libération négociée» : son souhait d’évoluer est, selon elle, «concomitant» avec la volonté de France Télévisions de revoir la formule de Télématin. Et si la séparation a pu apparaître comme brutale, l’animatrice reconnaît aussi l’importance de l’expérience : «S’il n’y avait pas eu Télématin, je ne serais peut-être pas revenue à l’antenne, et puis je ne serais pas sur France Télévisions aujourd’hui.»
Retour gagnant et regard sur les audiences
Depuis son retour sur France 3, Flavie Flament enregistre des résultats qu’elle met en avant. Comme le relève Puremédias, Flavie en France a signé un double record de saison «lundi dernier», captivant 196 000 téléspectateurs en Bourgogne, soit 4,8% de l’ensemble du public. Ces chiffres, qu’elle cite pour illustrer son succès, lui offrent une marge de manœuvre pour envisager la suite avec sérénité.
La discussion a également pris un tour critique à l’égard de Télématin. Flavie a noté que la matinale a perdu des téléspectateurs en cours de route et que les changements réguliers d’animateurs ne semblent pas freiner cette tendance : «C’est important de regarder les audiences d’aujourd’hui, dont on parle beaucoup moins.» Lancée avec le sourire, cette remarque sonne comme une ultime pique envers son ancienne maison.
Dans son témoignage, l’animatrice a su conjuguer reconnaissance et distance : reconnaissante d’avoir été propulsée sur une grande antenne, elle revendique néanmoins sa liberté de ton et son besoin de concilier vie personnelle et vie professionnelle. Son retour sur le devant de la scène confirme qu’elle a su rebondir après une expérience qui, pour elle, s’est révélée incompatible avec son mode de vie.


