Faustine Bollaert, visage familier des après‑midi de France 2 à la tête de Ça commence aujourd’hui, a partagé un témoignage intime et lourd sur Instagram dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 février 2026. Habituée aux récits de vies bouleversés, l’animatrice confie s’être sentie « imbibée de leur chagrin » après des journées de tournage particulièrement éprouvantes.
Des récits qui la marquent profondément
Dans sa publication sur le réseau social du groupe Meta, Faustine Bollaert raconte des rencontres qui l’ont touchée au point de lui rappeler sa vie de mère. Elle évoque d’abord Constant, « à peine 20 ans (…) laissé pour mort à 6h du matin dans une rue, tabassé par trois hommes pour une trottinette et un portable ». Face à ce jeune homme, l’animatrice dit n’avoir pu s’empêcher de penser à « son propre fils » et « à tous ces enfants qu’on voudrait protéger de cette insoutenable violence gratuite ».
Elle revient également sur le cas de Bastien, présenté comme artiste et slameur, « tué en pleine rue pour avoir simplement demandé à trois hommes de laisser sa petite amie tranquille ». « La vie de ce fils, de cet amoureux, de cet ami, fauchée sur un trottoir un soir de fête », écrit-elle, visiblement bouleversée par la violence et la soudaineté de ces drames.
Les visages d’une affaire collective
Faustine Bollaert cite encore une liste de prénoms — « Patrice, Olivier, Éric, Didier et Philippe » — qu’elle décrit comme « une brochette de grands gaillards tatoués ». Elle observe chez eux « le panache de leur colère » mais aussi, dans leurs yeux, « les âmes abîmées des petits garçons qu’ils ont été ». Ces hommes, ajoute‑t‑elle, « font aujourd’hui partie des victimes de l’affaire de Bétharram ». Dans leurs regards, dit‑elle, demeure « le souvenir des nuits où ils espéraient simplement que ce ne serait pas eux les prochains ».
Par ces portraits successifs, l’animatrice souligne la pluralité des formes que prend la violence : victimes fragiles, témoins, et individus marqués par des parcours difficiles. Son récit met aussi en lumière le caractère collectif et parfois incompréhensible de ces tragédies, qui touchent aussi bien des jeunes que des hommes aux vies marquées.
Une parole assumée malgré l’émotion
Face à l’émotion, Faustine Bollaert reconnaît la profondeur de son ressenti : « Je les ressens dans ma chair », écrit‑elle. Mais elle tient à ne pas se dérober devant ces histoires. « Fermer les yeux serait impensable », affirme‑t‑elle, refusant de « se nettoyer de leurs souvenirs ». Pour elle, la mission de son émission reste claire : « une émission qui ose, qui libère la parole, qui dénonce, qui s’engage ».
Malgré la tristesse et l’accablement que ces témoignages peuvent engendrer, l’animatrice affirme garder une certitude : rendre la parole n’est pas vain. Donner la parole aux victimes et aux témoins, estime‑t‑elle, participe d’une forme de réparation, même partielle, en donnant visibilité et écoute à des histoires souvent invisibilisées.
Sa publication, relayée sur Instagram, est un rappel du rôle que jouent certains formats télévisuels dans la médiation des faits de société. Sans langue de bois, Faustine Bollaert expose l’épaisseur humaine derrière les titres et les faits divers, et insiste sur la responsabilité de ceux qui prennent la parole devant les caméras.
Le message a suscité réactions et commentaires sur les réseaux, montrant à quel point ces récits personnels et douloureux résonnent auprès du public. L’animatrice n’apporte pas d’analyse judiciaire ni d’éléments nouveaux sur les dossiers évoqués ; elle partage avant tout son vécu et sa manière d’être affectée par ces rencontres professionnelles.
En filigrane, son témoignage interroge : comment continuer à écouter et à raconter ces vies quand elles laissent une marque si forte ? Pour Faustine Bollaert, la réponse tient à l’engagement : ne pas se détourner, donner la parole et, ainsi, tenter d’apporter un peu de réparation au travers du récit.


