Mercredi 8 avril 2026, le plateau de l’émission Estelle Midi sur RMC a été le théâtre d’un débat animé autour de l’héritage d’Antoine Griezmann en équipe de France. La présentatrice Estelle Denis a soutenu qu’Antoine Griezmann ne pouvait pas « s’assoir à la même table » que Zinédine Zidane ou Michel Platini et que Kylian Mbappé laisserait, selon elle, une empreinte plus durable dans la mémoire collective.
Un échange vif sur le plateau
La discussion est partie d’une question simple : quelle place réserver à Griezmann dans le panthéon du football français ? Plusieurs chroniqueurs du plateau ont immédiatement répondu par l’affirmative, estimant que le numéro 7 compte parmi les très grands des Bleus. Estelle Denis, elle, a nuancé et tranché : « Vous plaisantez ? Zidane, c’est le meilleur joueur de son époque, et Platini, c’est le meilleur joueur de son époque. Antoine Griezmann, ce n’est pas le meilleur joueur de son époque. Il a un Ballon d’Or Griezmann ? »
La réplique de la chroniqueuse a provoqué l’incompréhension. Un intervenant a rappelé que Griezmann détient une Coupe du monde (2018) et que Kylian Mbappé n’a, lui aussi, jamais remporté le Ballon d’or. « Il a une Coupe du monde, qu’est-ce qu’ils ont de plus ? », a lancé un chroniqueur, visiblement agacé.
Estelle Denis a concédé la valeur du joueur mais a maintenu son jugement sur la durabilité de son image : « Aujourd’hui, Griezmann, si tu demandes dans 20 ans, il aura moins marqué le foot. Même si c’est hyper tôt, mais il aura moins marqué le foot que Mbappé. » Un autre chroniqueur a répondu avec une anecdote personnelle : son fils « a grandi avec un maillot de Griezmann sur le dos et a sauté en 2016 », en référence à l’Euro 2016 disputé en France, compétition durant laquelle Griezmann avait été l’un des artisans du parcours jusqu’en finale.
Une vague de critiques sur les réseaux sociaux
Si le débat sur le plateau est resté relativement courtois, l’extrait a rapidement circulé sur les réseaux sociaux et déclenché une vague de réactions. De nombreux supporters ont estimé qu’Estelle Denis sous-estimait le bilan de Griezmann et son impact en Bleu.
Les défenseurs de Griezmann ont rappelé des éléments factuels de son palmarès en sélection : champion du monde en 2018, finaliste de l’Euro 2016 — où il a été élu meilleur joueur du tournoi — et vainqueur de la Ligue des Nations en 2021. Avec 44 buts inscrits en sélection, Griezmann est présenté comme le quatrième meilleur buteur de l’histoire des Bleus, derrière Olivier Giroud, Kylian Mbappé et Thierry Henry. Par ailleurs, l’article rappelle que sa retraite internationale avait été annoncée le 30 septembre 2024 et que sa carrière en équipe de France s’est étendue à 137 sélections.
Les commentaires partagés sur les plateformes sont sans détour. Parmi les messages cités figurent : « Elle comprends vraiment rien au football…. », « Grizou a une superbe image et aura marqué super positivement tous les amoureux de la liga et de l’EDF notamment en 2016 et en 2018. Mbappé aujourd’hui son image est désastreuse chez la plupart des fans des Bleus notamment. Donc Grizou > Le Kiks. », ou encore « Elle connaît quoi au foot Elise Goldfarb ? Faut penser à arrêter cette mascarade ». Ces réactions traduisent l’attachement de nombreux supporters au joueur et leur volonté de défendre son héritage sportif.
Un débat sur la postérité des champions
La controverse met en lumière une interrogation plus large : comment mesurer l’empreinte d’un joueur sur l’histoire d’une sélection nationale ? Le palmarès collectif, les récompenses individuelles, l’image publique et les moments marquants restent des critères utilisés par les observateurs et les supporters, mais ils nourrissent des évaluations parfois divergentes.
Sur ce point, les avis exprimés sur RMC reflètent deux approches : l’une qui valorise les titres et la place dans l’imaginaire collectif, l’autre qui rappelle le parcours concret et les chiffres — buts, sélections, performances en grands championnats — qui fondent une reconnaissance sportive. Entre ces regards, la place exacte d’Antoine Griezmann dans le « panthéon » des Bleus continue d’alimenter le débat public.


