Didier Bourdon fête ses 67 ans ce 23 janvier 2026. Toujours actif au cinéma et à la télévision, l’ancien des Inconnus cultive une discrétion volontiers opposée aux clichés des stars parisiennes. Bien qu’il vive dans la capitale, l’acteur a choisi de s’éloigner des quartiers « trop parisiens » et a fait de Montmartre, dans le 18ᵉ arrondissement, le refuge de sa vie familiale et son équilibre personnel.
Montmartre, un village dans la capitale
Didier Bourdon, connu du grand public depuis les années 1990 aux côtés de Bernard Campan et Pascal Légitimus, a installé sa vie de famille à Paris sans pour autant renoncer à une forme d’apaisement. Il partage son quotidien avec son épouse Marie-Sandra Badini, qu’il a épousée en 2023, et leurs deux filles, Clélia (née en 2006) et Natacha (née en 2010). Ce cadre choisi est, selon lui, loin des arrondissements plus huppés ou ultra-urbains.
Dans une interview accordée au Journal du Dimanche en décembre 2023, il résumait son choix en ces termes : « J’habite à Montmartre, un quartier aux airs de village. Je ne me verrais pas vivre dans un arrondissement trop parisien ». L’image revient souvent dans ses propos : Montmartre, malgré l’afflux touristique, conserve des petites rues et une vie de voisinage qui correspondent à son goût pour la simplicité.
Le lien de Didier Bourdon avec ce quartier ne date pas d’hier. En 2009, Paris Match avait présenté sa maison montmartroise comme « sympa », située dans un « quartier simple et chic ». Le magazine notait alors un détail de caractère : la demeure avait appartenu à l’économiste Alfred Sauvy, un élément qui ajoute une petite touche d’histoire à ce lieu où l’acteur avait reçu la rédaction pour évoquer le film Bambou, montrant déjà son attachement à cet intérieur familial.
Un équilibre entre ville et campagne
Montmartre représente pour Bourdon un compromis pratique : rester à Paris pour des raisons professionnelles tout en gardant une distance avec la frénésie urbaine. Il confiait aussi son goût pour la campagne, après un tournage dans le Finistère : « J’ai pris goût à la campagne », disait-il, évoquant le soulagement de ne pas devoir rentrer immédiatement en ville.
Cette préférence pour des lieux plus calmes n’est pas seulement personnelle ; elle est aussi liée à son rôle de père. Dans le même entretien au JDD, il exprimait des inquiétudes sur l’avenir de ses filles et sur le climat social : selon lui, « le moindre incident peut dégénérer en affrontement très grave ». Sa maison à Montmartre apparaît donc comme un cocon protecteur, un espace rassurant pour sa famille face à des préoccupations contemporaines.
Le besoin de retrait et de concentration remonte aux débuts du trio Les Inconnus : le groupe écrivait alors certains sketchs dans une petite maison du Soissonnais, loin du stress parisien. Cette habitude de se réfugier hors de la capitale a durablement marqué son rapport au travail et à la vie privée.
Racines provinciales et ancrage dans ses personnages
Didier Bourdon n’a jamais renié ses racines provinciales. Né en Algérie et élevé notamment à Biarritz, il a grandi loin du tumulte parisien. Les mutations professionnelles de son père, employé d’EDF, ont conduit la famille à divers déplacements qui ont façonné chez lui un attachement constant à la province.
Il possède d’ailleurs toujours une maison dans le Soissonnais, achetée avec ses premiers cachets à la fin des années 1980, un lien matériel et symbolique avec ses débuts. Ce rapport aux territoires se retrouve aussi dans ses choix artistiques : dans la série Le Daron, diffusée sur TF1, il incarne un avocat au caractère affirmé, tournée à Bordeaux — une région en résonance avec son amour du Sud-Ouest.
À 67 ans, Didier Bourdon apparaît fidèle à cette double identité : Parisien par nécessité professionnelle, provincial de cœur pour son mode de vie. Montmartre lui offre le meilleur des deux mondes — la proximité des studios et des projets tout en conservant une atmosphère de village qui lui convient. Loin du bling et des adresses trop en vue, l’humoriste devenu comédien dramatique poursuit ses activités artistiques tout en privilégiant une existence simple, à l’abri, entouré des siens.


